L'Egypte et l'Iran s'appliqueront à améliorer leurs relations bilatérales, mais le résultat dépendra aussi des négociations sur des problèmes régionaux, a estimé vendredi dans une interview à RIA Novosti le chef de la diplomatie égyptienne Nabil Fahmy. "L'Iran est un pays important au Proche-Orient. Fait nouveau dans nos positions, nous ne recourons plus à des slogans dans notre dialogue, mais discutons sur des choses concrètes. Le dialogue politique entre nous et l'Iran ne manquera pas de reprendre (…) et portera non seulement sur nos relations bilatérales, mais aussi sur la situation dans le Golfe, dans les pays de l'Orient arabe", a déclaré le ministre. Et de rappeler que tant en Iran qu'en Egypte, de nouveaux gouvernements étaient en place. "Nous allons progresser vers l'amélioration de nos relations", a dit M.Fahmy, ajoutant que l'Egypte envisageait d'engager un dialogue sérieux et franc avec tous les pays, y compris avec l'Iran. L'Egypte et l'Iran ont manifesté les premiers signes d'une volonté de rapprochement depuis que les islamistes sont arrivés au pouvoir au Caire après la chute de Hosni Moubarak, fidèle allié des Etats-Unis et farouche adversaire de la République islamique. Mahmoud Ahmadinejad, premier chef d'Etat iranien à se rendre en Egypte depuis trente ans, a été reçu avec les honneurs en février par Mohamed Morsi, qui s'était lui-même rendu à Téhéran à l'occasion du sommet des non-alignés en août 2012, devenant le premier président égyptien à visiter l’Iran depuis la révolution islamique de 1979.