Le nombre de navires de combat russes en Méditerranée, notamment près de la Syrie, sera porté à dix, a annoncé vendredi 13 septembre aux journalistes à Saint-Pétersbourg le commandant en chef de la Marine, l'amiral Viktor Tchirkov. «Les objectifs sont très clairs. Il s'agit d'éviter la moindre menace aux frontières et à la sécurité de l'Etat. C'est la pratique de toutes les flottes du monde, de se trouver là où la tension monte», a indiqué l'amiral. Le groupe naval russe en Méditerranée comprend actuellement des bâtiments des flottes de la mer Noire, de la Baltique et du Pacifique - les grands navires de débarquement Peresvet, Admiral Nevelskoï, Minsk, Novotcherkassk, Alexandre Chabaline, le grand navire de lutte anti-sous-marine Admiral Panteleïev et le patrouilleur Neoustrachimy. Le renouvellement du groupe est effectué régulièrement depuis décembre 2012. Le croiseur lance-missiles russe Moskva a passé le détroit de Gibraltar le 10 septembre et devrait arriver dans la partie orientale de la Méditerranée le 17 septembre, tout comme les navires Smetlivy et Nikolaï Filtchenkov.De son côté, l'agence de presse Dogan a rapporté qu'un destroyer russe en provenance de la mer Noire a franchi vendredi matin le détroit turc du Bosphore, prenant la direction de la mer Méditerranée. Le destroyer lance-missiles Smetlivy a emprunté le détroit, qui traverse la métropole turque d'Istanbul, sous l'escorte d'un navire des garde-côtes turcs, a affirmé Dogan. L'agence russe Interfax avait indiqué début septembre que le Smetlivy devait se rendre dans l'est de la Méditerranée, soit près des côtes syriennes, où se trouvent déjà plusieurs navires russes alors que pèsent des menaces de frappes américaines contre la Syrie. Le destroyer, qui dépend de la flotte russe de la mer Noire, devait initialement se rendre au Cap-vert, mais a été redirigé vers la Méditerranée orientale, selon Interfax. Trois navires de guerre russes - le navire de guerre électronique SSV-201 Priazovié et les grands navires de débarquement Minsk et Novotcherkassk - avaient déjà franchi le Bosphore le 5 septembre à destination de cette zone de la Méditerranée. Une source militaire russe avait souligné la semaine dernière que le renforcement de ce dispositif permettrait à la Russie d'être «capable de réagir» selon l'évolution de la situation en Syrie.