Le directeur du renseignement américain a tenté de reprendre la main face aux critiques visant la NSA, accusée de violer la vie privée, en admettant jeudi que les révélations d'Edward Snowden avaient provoqué un débat salutaire. Alors que les révélations de presse, s'appuyant sur des documents fournis par l'ex-consultant, se multiplient depuis juin, les Américains découvrent chaque jour un peu plus l'ampleur des programmes de surveillance de l'Agence nationale de sécurité (NSA) et ses empiétements sur leur vie privée, en violation de la loi.James Clapper, le directeur national du renseignement (DNI) qui chapeaute les 16 agences de renseignement du pays, tente de faire bonne figure depuis face aux conséquences des actes d'Edward Snowden, dépeint par nombre d'élus comme un «traître» qui a trouvé refuge en Russie. Il n'est «pas un "lanceur d'alertes"», a martelé M. Clapper, faisant référence à la figure anglo-saxonne du whistleblower, qui désigne une personne divulguant des secrets d'État révélant des violations des droits.