Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama avaient discuté de la mise sous contrôle international des armes chimiques syriennes lors de leur tête-à-tête au sommet du G20 la semaine dernière, a déclaré mardi le porte-parole du Kremlin. "Ils ont en effet examiné cette question", a déclaré Dmitri Peskov, cité par l'agence russe Interfax. M. Peskov a refusé de préciser qui était à l'origine de cette idée. "Nous ne divulguons pas le contenu des discussions", a-t-il dit. M. Obama avait déjà indiqué lundi soir, dans une interview à la chaîne américaine PBS, avoir discuté de cette question avec M. Poutine à Saint-Pétersbourg. "J'ai bien eu ces conversations. Et c'est la suite des conversations que j'ai eues avec le président Poutine depuis un certain temps", a-t-il déclaré. Barack Obama et Vladimir Poutine avaient parlé en tête-à-tête de la crise en Syrie vendredi en marge du sommet du G20, alors qu'aucune rencontre bilatérale entre les deux hommes n'était prévue. M. Poutine avait toutefois indiqué ensuite que cela n'avait permis aucune avancée dans le dossier. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré mardi que la proposition qu'il avait faite lundi soir, n'était "pas une initiative entièrement russe". "Elle a émergé des contacts que nous avons eus avec nos collègues américains, des déclarations hier de John Kerry (chef de la diplomatie américaine, ndlr), qui a offert la possibilité d'éviter des frappes si ce problème peut être réglé", a souligné M. Lavrov. Dans les faits relayés par les médias, le premier à avoir proposé un contrôle de l'arsenal chimique syrien avait été Kerry, lors de sa conférence de presse organisée à Londres aux côtés de son homologue britannique William Hague. A un journaliste qui lui demandait ce que le gouvernement syrien pouvait faire ou offrir pour éviter une attaque, il avait alors répondu : "Bien sûr, il pourrait remettre chaque élément de son arsenal chimique à la communauté internationale dans la semaine à venir - le remettre, tout entier, sans retard et autoriser une vérification totale" Mais il avait aussi poursuivi: "mais il n'en a pas l'intention et c'est impossible à faire." Sans tarder, le chef de la diplomatie russe a relayé la demande, qui a été approuvée par Damas, via son ministre des affaires étrangères Walid Mouallem.