Le président de la chambre des députés, Nabih Berri, a affirmé samedi, que "toutes les armes en dehors du contrôle de l'armée libanaise et de la résistance sont refusées. S'exprimant lors d'un discours à l'occasion de la commémoration de la disparition de l'Imam Moussa el-Sadr, M. Berri s'est demandé "si les armes de la résistance sont-elles refusées car elles sont capables de dissuader l'ennemi" ajoutant que la stratégie de défense nationale ne concernait pas une seule communauté. "Les frontières du Sud et du nord du Liban ainsi que Beyrouth n'appartenaient pas à une confession particulière", a-t-il ajouté. Le président de la chambre des députés, a indiqué qu'il était le premier à avoir appelé à la reprise du dialogue national, appelant toutes les composantes politiques à gagner du temps et à entamer un dialogue ouvert au lieu d'attendre un changement régional puisque le Liban n'est plus la priorité pour les pays qui prennent les grandes décisions. M. Berri n'a pas manqué de souligner qu'Israël était derrière la vague d'attentats au Liban, soulignant que les mauvaises intentions de certaines parties qui tentaient mettre la main sur le gouvernement, étaient à l'origine du blocage de la vie politique au Liban. Il a proposé, dans ce contexte, la tenue d'une réunion à huis clos présidée par le président de la République Michel Sleiman et avec la participation du premier ministre désigné Tammam Salam, pour discuter de la déclaration ministérielle et trouver des solutions aux différents dossiers conflictuels dans le Pays, sans oublier de débattre la stratégie de défense. Le président du parlement a par ailleurs, affirmé que le Liban n'était plus capable de supporter le flux massif des refugiés syriens, qualifiant ce dossier d'un lourd fardeau qui dépasse les capacités du pays. Il a, finalement, mis en garde contre les répercussions dangereuses, d'une éventuelle opération militaire en Syrie, sur le Liban.