Le président du Conseil de Discernement du système de la République islamique d'Iran, Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, a déclaré mercredi qu'une éventuelle attaque sur la Syrie est dépourvue de toute justification. «Le lancement d'une offensive militaire contre la Syrie sous le prétexte d'utiliser des armes chimiques (par l'armée syrienne) n'a pas de justification politique ou humanitaire», a souligné M. Rafsandjani. Exprimant sa profonde préoccupation pour l'avenir du peuple syrien vivant sous la menace d'attaques internes et externes, Rafsandjani a exhorté les puissances internationales à rechercher des solutions pacifiques pour mettre fin à la crise en Syrie, au lieu de recourir à la guerre et des actes de guerre. La rhétorique de la guerre de l'Occident contre la Syrie a intensifié la semaine dernière après la Coalition nationale soi-disant pour les forces de l'opposition et de la révolution syrienne, soutenus de l'étranger, a accusé le gouvernement du président Bachar al -Assad de permettre l'utilisation d'armes chimiques dans la banlieue de Damas, la capitale du pays arabe. Sous le même prétexte, plusieurs pays occidentaux, menés par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, les préparatifs s'accélèrent pour mener à bien une attaque militaire contre la Syrie, bien que Damas ait catégoriquement rejeté perpétrer une attaque chimique, ainsi qu’exprimer sa volonté de se défendre contre toute agression contre elle. Pendant ce temps, l'Iran, avec un certain nombre de pays, a mis en garde contre les conséquences d'une possible intervention militaire en Syrie, avertissant que toute action militaire contre les pays arabes pourrait affecter toute la région.