Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a défié mardi les puissances occidentales de fournir des preuves de l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne. Il a déclaré lors d'une conférence de presse à Damas qu'il était dans l'intérêt de son gouvernement de faire la lumière sur l'attaque chimique qui se serait produite en banlieue de Damas, soulignant que le gouvernement syrien a honoré sa part de l'accord avec l'ONU alors que les rebelles ont entravé la mission des inspecteurs de l'ONU. L'opposition syrienne a affirmé que près de 1 300 personnes avaient été tuées dans une attaque à l'arme chimique lancée par l'armée gouvernementale contre les bastions rebelles en banlieue de Damas le 21 août. Le gouvernement syrien a fermement rejeté cette accusation. "La Syrie possède des preuves sur l'incident chimique en question en banlieue de Damas et les présentera en temps voulu", a souligné le ministre. A propos d'une intervention possible des Etats-Unis en Syrie, le chef de la diplomatie syrienne a indiqué qu'aucune intervention militaire n'aurait d'impact sur les avancées de l'armée syrienne sur les rebelles. Washington s'oppose toujours à une solution politique en Syrie "car Israël ne souhaite pas une solution en Syrie", a-t-il indiqué. "La Syrie se défendra en employant tous les moyens à sa disposition si les Etats-Unis décident d'attaquer le pays", a-t-il martelé.