Les soldats français au Mali poursuivent la sécurisation de la zone de Kidal et de l'ensemble du nord du pays, au côté de l'armée malienne et de la Minusma, avant le second tour dimanche de l'élection présidentielle, a indiqué vendredi l'état-major des armées. "Des opérations de fouille sont menées dans l'Adrar des Ifoghas par les hommes de la brigade Serval", indique l'état-major dans un point de situation. Ces opérations au sol sont accompagnées du survol par les avions de chasse. Kidal, à 1.500 km de Bamako, est un bastion touareg de l'extrême nord-est du Mali, où l'armée et l'administration maliennes ont pu se déployer seulement début juillet à la faveur d'un accord signé avec la rébellion. Le 28 juillet, le premier tour de scrutin s'y est déroulé sans incident majeur malgré une très faible participation. Les forces françaises opèrent officiellement "en soutien" de l'armée malienne et de la Minusma, la force de l'Onu au Mali, pour sécuriser le processus électoral. Outre l'Adrar des Ifoghas, ancienne place forte des groupes islamistes armés dans le nord du pays, les Français poursuivent leurs opérations autour de la boucle du Niger, notamment dans la région de Gao, précise l'état-major. Depuis le début des opérations de vote, l'appui des forces françaises au processus consiste notamment en des patrouilles mixtes, avec l'armée malienne ou la Minusma, et des vérification des bureaux de vote. "Les autorités maliennes sont au premier plan. La Minusma arrive en deuxième rideau, pour aider les forces de sécurité maliennes. Et nous sommes en soutien de l'ensemble", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'état-major. Selon la même source, les soldats ou gendarmes maliens sont "quasiment partout" dans le nord du pays : "Les autorités maliennes sont présentes sur les principaux centres de vote, en règle générale avec des éléments de la Minusma", notamment à Kidal et Tessalit, l'autre localité située au nord de l'Adrar. Le principe du dispositif est "de toujours avoir deux représentants" pour conduire les opérations conjointes (soit armée malienne et Minusma, soit Minusma et armée française...), pendant la durée du processus, précise-t-on. Environ 3.200 militaires français sont actuellement déployés au Mali. Leur nombre doit être ramené à un millier d'ici fin 2013. Le second tour du scrutin au Mali doit opposer dimanche Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) arrivé en tête le 28 juillet avec 39,7% des voix, à Soumaïla Cissé, qui a obtenu 19,7% des votes.