Le délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a appelé la Ligue Arabe (L.A) à se débarrasser de la domination des pays de pétrodollar et à respecter sa charte et la loi internationale. Al-Jaafari, qui a lu l'allocution de la Syrie devant la séance de conseil de sécurité intitulée " la coopération entre l'Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales", a souligné que des pays arabes, dont en tête le Qatar et l'Arabie Saoudite avaient œuvré à tirer parti des établissements de la L.A au service des agendas hostiles qui ne versent pas dans l'intérêt des pays arabes. "La Syrie, membre fondateur de la Ligue arabe, a joué au fil de l'histoire, un rôle pivot dans l'action arabe commune, défendu les questions de la nation arabe et respecté l'accord de la défense arabe commune", a rappelé al-Jaafari, qui s'est tenu à souligner que la Syrie part dans sa politique extérieure du haut intérêt national, ce qui y a imposé des pressions ayant affecté les vivres et le bien-être du peuple syrien. Il a affirmé que la Syrie a coopéré avec la Ligue arabe dans ses efforts déployés pour régler sa crise, s'est engagé à exécuter le plan d'action auquel les deux parties (la Syrie et la L.A.) étaient parvenues, et ouvert les portes devant les observateurs arabes, mais les deux pays susmentionnés ont exploité les établissements de la Ligue pour exécuter des agendas extérieurs hostiles. Al-Jaafari a rappelé que la Ligue a fait échouer la mission des observateurs arabes, qui ont souligné la présence des groupes terroristes armés en Syrie, qui commettaient des actes de violence et de terrorisme, et a adopté nombre de décisions non-juridiques qui visent à y internationaliser la crise en Syrie et à solliciter l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures syriennes. Il a fait noter que le Qatar et l'Arabie Saoudite ont exercé, en dépit de l'opposition de certains pays arabes, des pressions pour faire passer une décision permettant aux pays arabes, s'ils le désirent, de fournir des armes à l'opposition syrienne et aux groupes armés, la chose qui a bloqué la mission de l'émissaire onusien pour la Syrie, Lakhdar al-Ibrahmi et entravé les efforts déployés pour tenir la conférence internationale sur la Syrie. Al-Jaafari a souligné, à cet effet, que cette décision se contredit avec les deux résolutions du conseil de sécurité N°"2042" et "2043" qui insistent sur la nécessité de parvenir à une solution politique conduite par la direction syrienne. Et al-Jaafari de poursuivre: "La décision qatarie-saoudienne est contraire aux engagements des pays membres de la L.A. conformément à l'accord de la défense commune, et constitue une violation flagrante de la loi internationale et des objectifs de l'ONU, notamment en ce qui concernent le respect de la souveraineté des autres pays, la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, le règlement pacifique des conflits et le non- recours à la force". Al-Jaafari a dit: "De telles décisions attisent la crise en Syrie, entravent les efforts déployés pour trouver une solution et portent préjudice à la Syrie, Etat et peuple, et constituent un soutien au terrorisme, phénomène lutté dans tous les pays du monde". Il a enfin appelé la Ligue arabe à être une partie de la solution politique pacifique et non pas une partie des problèmes dans la région.