Le 1er août, les forces de l’armée tunisienne ont donné le coup d’envoi des opérations de bombardement à proximité du Mont Chaambi (frontière Algérienne) dans les zones de Bir Ouled Nasrallah, où 45 cachettes ont été découvertes. Des affrontements avaient opposé la veille, les forces de l’armée et de la garde nationale à trois terroristes, qui ont été arrêtés. Ces affrontements, surviennent après les échanges de tirs entre l’armée et un groupe terroriste au Mont Chaambi qui avaient provoqué la mort de 8 militaires tunisiens, membres d'une unité d'élite, et avaient fait 3 autres blessés, le 29 juillet. Des sources militaires et médicales ont indiqué que plusieurs victimes avaient été égorgées. La télévision d'Etat avait diffusé des images des corps mutilés des victimes. L’Algérie a « fermement » condamné cet acte terroriste dans les rangs des forces militaires tunisiennes et a qualifié cet acte de « terrorisme abject ». Par la voix de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, elle a adressé ses condoléances aux proches des victimes et exprimé sa « pleine solidarité aux autorités et aux forces politiques et sociales tunisiennes dans leur lutte contre le terrorisme ». Dans une allocution télévisée, le président de la République provisoire et chef suprême des forces armées, Moncef Marzouki, a appelé les Tunisiens à « l'union nationale ». « Si nous voulons affronter ce danger [le terrorisme, ndlr], nous devons l'affronter unis. J'appelle la classe politique à revenir au dialogue car le pays et la société sont menacés », a-t-il déclaré, tout en prédisant « d'autres défis, des sacrifices et des victimes ». Moncef Marzouki a par ailleurs décrété « un deuil National de trois jours » et lancé une mise en garde aux terroristes : « Qu'ils ne se trompent pas, ce peuple va les combattre et nous trouverons les moyens de triompher ! »