Les ambassades et consulats américains de certains pays du Moyen-Orient resteront fermés jusqu'au 10 août, par mesure de sécurité, a annoncé Washington dimanche. Les États-Unis redoutent une attaque imminente d'Al-Qaïda. Washington a annoncé dimanche la prolongation jusqu'au 10 août de la fermeture de 19 de ses ambassades et consulats au Moyen Orient et en Afrique par mesure de sécurité après des menaces d'attentats crédibles de la part d'al-Qaïda. La liste comprend quinze représentations diplomatiques déjà fermées dimanche, ainsi que quatre nouveaux postes, a précisé le Département d'Etat dans un communiqué. Plusieurs autres représentations diplomatiques fermées dimanche doivent rouvrir lundi, a-t-on ajouté de même source. «Il ne s'agit pas d'une indication concernant une série de nouvelles menaces, mais plutôt d'une indication de notre engagement à faire preuve de prudence et à prendre les mesures appropriées pour protéger notre personnel, y compris les employés locaux et les visiteurs dans nos missions», a déclaré la porte-parole du Département d'Etat Jen Psaki. Washington avait annoncé jeudi qu'au moins 25 de ses représentations diplomatiques allaient être fermées dimanche à la suite de l'interception de messages émanant de responsables haut placés d'al-Qaïda. Selon le communiqué du Département d'Etat, les représentations diplomatiques à Abou Dhabi, à Amman, au Caire, à Riyad, Dhahran, Djeddah, Doha, Dubaï, au Koweït, à Manama, à Mascate, Sanaa, Tripoli, Antananarivo, Bujumbura, Djibouti, Khartoum, Kigali et Port Louis seraient fermées de lundi à samedi la semaine prochaine. Parmi celles qui seraient rouvertes pour la gestion des affaires courantes lundi figurent Dacca, Alger, Nouakchott, Kaboul, Herat, Bagdad, Bassorah et Erbil, toujours selon le communiqué. Une réunion à la Maison Blanche A la veille de la fermeture temporaire des ambassades des Etats-Unis dans le monde arabe, en «Israël» ainsi qu'en Afghanistan et au Bangladesh, une réunion au sommet consacrée aux menaces terroristes d'al-Qaïda a eu lieu samedi à la Maison Blanche. Présidée par la conseillère pour la Sécurité nationale Susan Rice, cette réunion s'est déroulée en présence du secrétaire d'Etat John Kerry, du secrétaire à la Défense Chuck Hagel et de la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano. Y assistaient également les chefs de la CIA, du FBI et de l'Agence de sécurité nationale (NSA), ainsi que l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. Le président Barack Obama a ordonné dès vendredi soir de prendre «toutes les mesures nécessaires pour protéger les Américains». L'Interpol lance une alerte mondiale Peu après Washington, Interpol avait lancé samedi une alerte mondiale de sécurité invitant à la plus grande vigilance tous les pays membres de l'organisation de coopération policière face à la menace d'al-Qaïda. L'alerte d'Interpol survenait «après une série d'évasions de prison dans neuf pays membres, parmi lesquels l'Irak, la Libye et le Pakistan», a annoncé dans un communiqué l'organisation internationale dont le siège est à Lyon, en France. Après l'alerte lancée samedi par Washington, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France ont, de leur côté, annoncé qu'elles fermeraient leurs ambassades à Sanaa, la capitale du Yémen, dimanche et lundi. Le Canada avait décidé de fermer préventivement dimanche sa représentation diplomatique à Dacca, capitale du Bangladesh.