La Commission des Affaires étrangères au Sénat américain a tenu une audition au cours de laquelle elle a entendu l’ambassadeur David Hill, choisi par la Maison Blanche pour succéder à Maura Connelly à Beyrouth. En réponse à une question, le diplomate a indiqué que «la situation en Syrie est arrivée à une impasse et le défi consiste à imaginer comment serait la Syrie après la fin du conflit». «Les sociétés libanaise et syrienne sont enchevêtrées et cela est visible sur une simple carte, a ajouté M. Hill. Les Etats-Unis souhaitent que le Liban reste en dehors du conflit syrien et il faut exposer le rôle du Hezbollah en Syrie pour le dénoncer par la suite. Le retour des réfugiés syriens dans leur pays nécessite une solution politique». Et le diplomate d’ajouter: «Le président Michel Sleïmane a fait preuve d’une capacité de leadership en dénonçant l’implication du Hezbollah en Syrie et en la critiquant. Cela s’applique aussi au commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwaji, et à la plupart des hommes politiques qui refusent cette participation (…) Il faut soutenir la politique de distanciation et appuyer les dirigeants qui la défendent. Les Etats-Unis doivent apporter une aide à l’Armée libanaise pour faire face aux menaces terroristes qui pèsent sur le Liban et protéger les frontières du pays. De cette manière, le prétexte du vide sécuritaire, invoqué par le Hezbollah pour s’impliquer en Syrie, ne sera plus de mise.» M. Hill a estimé que «la solution au problème du Hezbollah n’est pas militaire.» «Si l’Armée libanaise n’est pas soutenue, le Liban deviendra une terre fertile pour les groupes terroristes qui menaceront également Israël et les pays voisins», a-t-il conclu.