Le vice-président du conseil des ministres, ministre des affaires étrangères et des expatriés, président de la délégation officielle syrienne participant à la conférence de Genève 2, Walid al-Mouallem a affirmé que le côté syrien avait refusé une demande avancée par les Américains de mener un dialogue direct avec eux à Montreux, sans la présence de la délégation de la coalition surnommée "opposition", sans une excuse de la part du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, pour ses propos faits à l'ouverture de la conférence. Dans une déclaration faite à la délégation médiatique qui accompagne la délégation officielle à bord de l'avion à destination de Damas, al-Mouallem a souligné que le refus de la délégation de la coalition du communiqué avancé par la délégation officielle syrienne sur la condamnation du terrorisme est "un point noir pour la coalition". Questionné sur les sanctions imposées au peuple syrien, al-Mouallem s'est demandé "Comment l'Occident nous demande de participer au dialogue à Genève et il impose en même temps les sanctions au peuple syrien". Il a de même fustigé la dualité politique des Etats-Unis qui soutiennent l'Irak dans sa lutte contre le terrorisme et fournissent en même temps les armes aux terroristes en Syrie, la jugeant "rejetée". En ce qui concerne les attributions du gouvernement de transition, al-Mouallem a dit: "l'autre partie s'illusionne si elle croit que le comité de transition ou le prochain gouvernement va limiter les attributions du président, approuvées par la constitution. Ceci sera une illusion à laquelle elle doit renoncer avant de venir à Genève". Au sujet des rencontres tenues en marge de la conférence, al-Mouallem a nié de telles rencontres. "La diplomatie syrienne ne travaille pas sous la table avec n'importe partie", a-t-il assuré. Questionné au sujet des listes présentées par la délégation syriennes des noms des personnes enlevées par les groupes terroristes, le chef de la diplomatie a affirmé que la délégation syrienne n'a donné ni reçu des listes des noms des personnes enlevées mais une fois elle les reçoit, elle est prête à traiter avec ce sujet. Concernant les déclarations turques faites lors de la visite d'Erdogan en Iran, al-Mouallem a affirmé que "Pour nous, c'est l'action qui compte et nous n'avons constaté aucune action sur les frontières nord". Al-Mouallem a enfin exprimé sa satisfaction devant les efforts déployés par les médias nationaux durant les pourparlers de Genève pour révéler, avec crédibilité et professionnalisme, la réalité.