Sans doute. L’humoriste s’est produit, ce soir, au Zénith de Limoges. Alors qu’avant l’arrêt précipité du Conseil d’Etat, le Préfet de la Haute-Vienne était sollicité pour prendre un arrêté d’interdiction du spectacle…"Le Mur", le maire de Limoges, Alain Rodet, quant à lui, avait l’intention de prendre un arrêté municipal d’interdiction. Aujourd’hui, ils sont désarmés. Le Conseil d’Etat, avec la transformation de "Le Mur" en "Asu Zoa", a sabordé les intentions hypocrites de certains édiles. Donc, hormis l’agitation de son imprésatio Valls -travail bénévole en plus-, le bras de fer de l’humoriste et du ministre semble lui apporter un crédit nouveau. Il était déjà drôle, maintenant, il est incontournable, malgré les critiques acerbes de certains. Il est 20h35, quand, après le sempiternel "[...] Tirons-nous le temps d’un spectacle de ce monde de mensonge ! Rions ensemble, amis moutons, de notre misérable condition d’esclave…", l’humoriste déboule, sous les ovations d’un public en délire. Le maître quenellier, vêtu d’un costume sombre, a, d’entrée, assené ses vérités sans porter de gant, refusant le larbinisme ambiant, de tous ces lâches qui gravitent autour du monde du show business. Les limougeaudes et les limougeauds, qui se sont rendus en masse au Zénith, contrairement aux appels de certains élus qui demandaient aux populations de boycotter la représentation en se rendant plutôt au musée de la Résistance ce soir, en sont pour leurs frais. L’humoriste a encore triomphé, devant près de 2000 personnes. C’est une habitude. D’ailleurs, aucun média n’a relayé l’information, ces derniers se contentant de relater des faits-divers, avec toujours, une vision binaire. L’humoriste a eu, ce soir, une brillante prestation. Avec un enchaînement de sketches de haute voltige, revisités pour la circonstance, il a mis tous les spectateurs dans sa poche. Noir, blanc, femme et homme sont passés à sa moulinette. Manuel Valls a eu sa dose…adulte. François Hollande, l’ex polygame de l’Elysée, qui a annoncé urbi et orbi, sa séparation d’avec Valérie Trierweiler, a, lui aussi, eu droit au chapitre. Non seulement avec le désormais tube de cet hiver, la chanson célèbre de "la quenelle". On a ri, pleuré, crié, chanté. Une larme à l’oeil, quand l’humoriste décrit ses malheurs avec sarcasme. Des applaudissements à tout rompre. Asu Zoa est vraiment magique, pouvant vous faire passer du rire aux larmes en une fraction de seconde….C’est le début d’une success story qui est loin de s’arrêter…Aucun incident signalé… Demain, l’humoriste joue à la Patinoire de Bordeaux, chez Alain Juppé. Ensuite, il ira le 02 février à Marseille où, toutes les places se sont déjà arrachées.