Le congrès international de l’unité islamique poursuit ses travaux en Iran pour le deuxième jour consécutif. Les participants à ce 27ème congrès, venus de plus de 50 pays arabo-islamiques et des pays occidentaux, sont unanimes à lutter contre les takfiris. Ils débattront de l’unité islamique, du rapprochement entre les confessions, les défis et les répercussions de l’unité de la nation islamique autour du Coran. La falsification de certains versets coraniques afin de répandre l’extrémisme et les moyens d’unir la nation seront aussi à l’ordre du jour. Vendredi, le congrès a inauguré ses travaux avec la participation de centaines d’oulémas et de penseurs arabo-islamiques. Parmi eux figurent le mufti de la Tunisie cheikh Hamda ben Amr, le mufti de la Syrie cheikh Ahmad Badredine Hassoun, l’ancien Premier ministre irakien Ibrahim Jaafari, le président du conseil politique du Hezbollah Sayed Ibrahim Amine Sayed et le ministre des Wakfs jordaniens Haël Daoud. Dans son intervention, le président iranien cheikh Hassan Rohani a assuré que les pays qui pensent être capables de renverser un quelconque gouvernement dans la région par le terrorisme ont tort. Les autres intervenants ont insisté sur la nécessité de faire face à la discorde confessionnelle. Formation d’une commission sur « un monde exempt de la violence » Par ailleurs, les participants ont convenu de suivre la proposition du président Rohani aux Nations Unies à travers la formation d’une commission sur « un monde exempt de la violence ». Cheikh Chadi Masri, représentant du mufti libanais a dit dans un mot devant la commission : « Nous devons retourner aux enseignements du saint Coran surtout en cette période remplie de divisions et des menaces des groupes terroristes alors que les complots américano-sionistes guettent le monde islamique ». Pour le président du conseil de la paix afghan, Salahedine Rabbani, « il faut œuvrer pour répandre la coexistence dans les sociétés islamiques et les oulémas doivent adopter une position fixe sur le phénomène de l’extrémisme et de l’apostasie ». L’ancien imam de la prière de vendredi à Washington cheikh Mohammad el Assi a dit que le phénomène de l’apostasie a exposé le monde islamique au danger. « On accuse les personnes croyant à l’islam d’être des apostats, c’est un phénomène très mauvais », a-t-il dit.