Le quotidien israélien Haaretz a publié mercredi un article qui demande aux gouvernements occidentaux d’exercer leurs pressions sur Riyad et Doha pour empêcher leurs aides aux extrémistes en Syrie. L’auteur de cet article, Elie Carmon, Chercheur à l'université de Herzlia, a insisté sur la présence des milliers de guerriers étrangers en Syrie, en soulignant que la gravité de la situation en Syrie a amené le Département d’Etat américain à placer la Syrie à la tête de la liste des menaces terroristes en 2014. Au début de son article, Eli Carmon a écrit : « La menace principale en Syrie provient de la montée de l’influence et de la puissance des groupes extrémistes. Plus de la moitié des 100.000 guerriers qui se battent contre le gouvernement du président syrien, bachar al-Assad, sont membres des groupes rebelles extrémistes ou sont liés aux groupes terroristes takfiris et salafistes. En d’autres termes, l’Armée syrienne libre (ASL) ne dispose que de quelque 45.000 combattants. Mais ce groupe profite du soutien des puissances occidentales qui considèrent l’ASL comme « modérée et laïque ». Selon Eli Carmon, entre 6.000 et 7.000 guerriers takfiris venus de l’étranger ont adhéré les rangs des groupes liés à al-Qaïda dont le Front al-Nosra et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Selon les estimations près de 4.500 de ces guerriers sont arabes (Libye, Tunisie, Jordanie, Irak, Egypte, Arabie saoudite), près de 1.000 guerriers sont venus d’Europe (Belgique, France, Pays-Bas et Allemagne), 500 personnes sont venus de Turquie et ont adhéré les rangs du Front al-Nosra, et il y a aussi entre 15 et 20 guerriers arabes israéliens, ainsi que des dizaines de Palestiniens de gaza et enfin un nombre de guerriers libanais.