A la veille du Nouvel An, François Hollande sera, en Arabie saoudite, dimanche et lundi, pour évoquer les crises qui secouent le Moyen-Orient, à commencer par le Liban, la Syrie ou l’Egypte, mais aussi, d’alléchantes perspectives commerciales. Un an après s’être entretenu avec le roi Abdallah, lors d’une brève escale entre Beyrouth et le Laos, le président français retrouvera le souverain saoudien, dimanche, lors de cette visite officielle, en plein désert, à Rawdat Khurayim, à 60 km au Nord-Est de Riyad. François Hollande sera accompagné de quatre ministres, dont Laurent Fabius, (Affaires étrangères), Jean-Yves Le Drian, (Défense), ainsi que d’une trentaine de dirigeants d’entreprises, parmi lesquelles EDF, Areva, Alstom et Thales. Au chapitre diplomatique, l’Arabie saoudite, souligne-t-on, à Paris, fait, désormais, figure de «partenaire de référence», pour la France. Mais le royaume est devenu, aussi, le premier client de la France, dans la région, avec des échanges, qui ont dépassé 8 milliards d’euros, en 2013, dont 3 milliards d’exportations françaises. Le royaume saoudien veut «élargir son partenariat avec la France», alors que ses relations avec Washington sont tendues, en raison des positions américaines sur la Syrie et l’Iran.