Le prince saoudien Turki Al-Fayçal, a critiqué les politiques du président américain vis-à-vis des évolutions au Moyen-Orient et a réclamé la présence de l’Arabie saoudite dans les négociations nucléaires avec l’Iran. Turki Al-Fayçal, prince saoudien et ancien chef des services de renseignements de l’Arabie saoudite, a formulé des vives critiques à l’encontre des politiques de Barack Obama au Moyen-Orient. Il a aussi demandé à ce que l’Arabie saoudite prenne part aux négociations nucléaires avec l’Iran. En marge d’une conférence sur la sécurité qui se déroule à Monaco en France, Turki Al-Fayçal a ouvertement critiqué les politiques de l’administration américaine au Moyen-Orient et notamment en Syrie. « Les aides, accordées par les Américains aux terroristes opérant en Syrie, ne sont pas suffisantes. Les Américains nous avaient promis de faire quelque chose en Syrie mais ils n’ont enfin rien fait. Leurs aides destinées à l’Armée syrienne libre sont insuffisantes et ils disent avoir l’intention de les geler même. Alors ! Gelez vos aides ! Car elles étaient toujours très insuffisantes », a souligné Turki Al-Fayçal. Il s’est ensuite attardé sur les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances et la signature de l’accord de Genève. « Il nous est important de nous assoir à la table de ces négociations car nous étions toujours absents à ce dialogue », a-t-il ajouté. Le frère du ministre saoudien des Affaires étrangères a ajouté : « Lorsque les Etats-Unis sont entrés en dialogue avec l’Iran, nous avons été très choqués parce que l’Iran est le rival le plus principal de l’Arabie saoudite au Moyen-Orient ». « Nous sommes plutôt choqués par le fait qu’on nous a éloignés des négociations. Comment vous voulez que nous vous fassions confiance quand vous nous écartez d’un dialogue avec notre rival ? », s’est adressé Turki Al-Fayçal aux responsables américains. Turki Al-Fayçal n’occupe aucun post officiel chez le gouvernement des Ale Saoud mais il était auparavant le chef du service de renseignements de l’Arabie et l’ambassadeur à Washington.