Boston Dynamics, désormais propriété de Google, est financée depuis plusieurs années par l'armée américaine pour faire avancer la recherche sur la robotique, et développer des «robots animaux» capables d'aider les troupes sur le terrain. Et de huit! Google continue ses acquisitions dans le domaine de la robotique en s'offrant, pour un montant tenu secret, la société Boston Dynamics. Fondée en 1992 par un professeur du MIT, la société est connue pour ses recherches financées par l‘Agence gouvernementale américaine des programmes de recherche avancée de défense (DARPA), afin de développer des «robots animaux» capables de seconder les soldats sur le terrain. Le plus célèbre d'entre eux est «BigDog», un robot quadripède capable de porter une centaine de kilos de matériel et de se déplacer sur des terrains difficilement praticables pour les véhicules militaires traditionnels. Mieux encore, BigDog est capable de marcher sur de la glace, et de se rétablir s'il manque de tomber. Autre création de Boston Dynamics, «Sheetah», un «robot guépard» capable de courir à pas moins de 46 km/heure. Mais si Sheetah n'a pour l'instant été testée que sur un tapis roulant, son cousin, «WildCat», peut lui galoper jusqu'à 25 km/heure en conditions réelles, comme le montre cette impressionnante vidéo prise sur un parking. Pas d'applications avant plusieurs années En juillet, Boston Dynamics a dévoilé le dévéloppement d'un robot humanoïde, Atlas. Une nouvelle fois soutenues par le DARPA, ces recherches visent à créer des robots capables d'intervenir sur des terrains dangereux pour l'homme, comme les sites ayant subi une catastrophe naturelle ou nucléaire. Mais que vient faire Google dans cette société qui travaille main dans la main avec l'armée américaine? Le New York Times avance l'hypothèse que Google, qui a déjà acquis sept autres sociétés spécialisées dans la robotique ces six derniers mois, travaillerait sur des robots capables de faire de la manutention dans ses usines, de faire des livraisons, ou, dans un tout autre domaine, de s'occuper des personnes âgées. Le géant de la Silicon Valley a également précisé que Boston Robotics continuerait à honorer ses contrats avec le DARPA, mais que Google ne deviendrait pas un sous-traitant de l'armée. De son côté, Boston Dynamics a expliqué à plusieurs reprises qu'il cherchait simplement à améliorer la technologie robotique, quitte à être financé par des fonds militaires. Par le passé, la société a aussi travaillé comme consultant pour Sony afin d'aider au développement du chien-robot «de compagnie» Aibo, lancé en 1999 sur le marché japonais. Andy Rubin, anciennement responsable de la division Android, et désormais chargé de la robotique, a précisé que les premiers «robots Google» ne seraient pas disponibles avant plusieurs années.