L ' ancienne présidente d ' Areva a déclaré mardi, sur France Inter, que la promesse de Hollande de réduire la part du nucléaire dans la production d ' électricité d ' ici ۲۰۲۵ n ' est pas «réaliste».

La France peut - elle raisonnablement atteindre l ' objectif, fixé par François Hollande, de eréduire à ۵۰ % la part du nucléaire dans la production d ' électricité d ' ici à ۲۰۲۵, contre plus de ۷۵ % actuellement?Anne Lauvergeonvient de jeter un pavé dans la mare: l ' ancienne présidente d ' Areva, le groupe français leader mondial du nucléaire, a déclaré mardi sur France Inter que ce but n ' est tout simplement «pas réaliste». Évoquant une échéance «plus ou moins renvoyée à plus tard», celle qui pilote la commission Innovation ۲۰۳۰ a encore ajouté que l ' interruption d ' une «vingtaine de réacteurs» poserait «un problème grave». L ' Élysée n ' a pas tardé à réagir à cette assertion. Les engagements formulés dans le cadre de la conférence environnementale seront tenus, a fait savoir l ' entourage du président de la République, tandis quePhilippe Martin, le ministre de l ' Énergie, a démenti le moindre report dans ce dossier. «Je maintiens l ' objectif», a encore indiqué le ministre. La réduction de la part du nucléaire dans la production d ' électricité est au cœur des accords conclus pendant la campagne présidentielle entre le Parti socialiste et les Verts. Il implique en particulierla fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim(Bas - Rhin), programmée par le gouvernement à l ' horizon de ۲۰۱٦. Toutefois, pour être actée, cette décision réclame une loi. Précisément, la grande loi d ' orientation énergétique sur laquelle ont planché de nombreux acteurs depuis le début de l ' année ne sera pas adoptée avant la rentrée ۲۰۱٤. L ' agitation n ' est donc pas près de s ' éteindre.