L’Organisation Internationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), affiliée à l’ONU, a affirmé que la Syrie a soumis jeudi dernier, le 24 octobre, la première déclaration formelle de ses armes chimiques, et ce, dans les délais impartis. Du coup, le Gouvernement syrien entre de plain-pied dans la conformité internationale. Il devient ainsi, un acteur incontournable dans la résolution du conflit qui ne peut pas se faire avec l’accentuation des déclarations extrêmes dans le style, « Assad doit partir ». Au contraire même, avec les déclarations de Brahimi qui souhaite que Genève II se fasse avec l’Iran (allié de Damas) autour de la table, on comprend du coup que l’ONU ne tarit plus d’éloges vis à vis des autorités syriennes. D’ailleurs, exclure Bachar al-Assad de la destinée syrienne ce serait donner raison aux extrémistes dont le seul but est ce départ. La paix se fera si les Syriens sont unis, à défaut, le chaos s’installera durablement. Les Syriens ne seront unis que par le fait d’un ensemble et tenter de mettre en place une démocratie d’exclusion en indiquant qu’un tel ne devrait pas y participer, c’est exclure ,de facto, une frange très importante du peuple. Ce ne serait même pas de la démocratie. Ce cas se voit en Libye où parce que l’envie de juger et d’exclure des innocents dans le débat politique simplement parce qu’ils ont servi le pouvoir Kadhafi, a mis le pays en ruine. Dire que le maintien du président Bachar al-Assad au pouvoir fait croître les extrémistes est pure fantaisie. Au contraire , l’élection prévue en 2014 sera un vrai test pour comprendre qu’en Syrie, c’est une horde de barbares étrangers qui combat pour de l’argent. Il y a certes une minorité de Syriens dans les groupuscules formés et extrêmistes . Sur le terrain, alors que l’armée arabe syrienne prend de plus en plus d’ampleur dans la région de Homs et ses environs. la débandade du côté des terroristes armés continue. L’armée a poursuivi, aujourd’hui, le nettoyage dans les hauteurs de la ville de Mahloula, tuant de nombreux hommes armés. Néanmoins, les miliciens n’ont toujours pas dit leur dernier mot dans la barbarie. Ce soir, à Damas, dans le quartier de Djermana ,7 civils ont été blessés après les tirs de 7 obus de mortier .