La Russie n'usera pas uniquement par principe du droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu, a déclaré samedi devant les journalistes à Stockholm le chef de l'administration du Kremlin Sergueï Ivanov, évoquant un projet de résolution sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien. " S ' il est explicitement prouvé que l ' auteur de l ' utilisation d ' armes chimiques en Syrie est établi. Ce sera une tout autre affaire. Mais il faut bien le prouver. Et tant que tel n ' est pas le cas, notre position reste inchangée ", a indiqué M. Ivanov. Et de rappeler que le président russe Vladimir Poutine en avait parlévendredi lors d'une réunion du club de discussion international Valdaï. Le président américain Barack Obama appellera le 24 septembre du haut de la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à adopter une résolution du Conseil de sécurité sous le chapitre VII de la Charte de l'Onu qui prévoie un recours à la force contre Damas. Le 14 septembre, les chefs de diplomatie russe et américain, Sergueï Lavrov et John Kerry, se sont mis d'accord à Genève sur les modalités de mise sous contrôle international des armes chimiques syriennes et de leur destruction d'ici le milieu de 2014. Deux jours après, on a cependant constaté des différences d'interprétation du plan Lavrov-Kerry. Washington insiste sur d'éventuelles mesures musclées en cas d'infractions audit plan, alors que Moscou prône dans un tel cas des débats supplémentaires au Conseil de sécurité de l'Onu. Possédant le droit de veto au Conseil de sécurité, la Russie rejette toute résolution sous chapitre VII.