Les ministres européens des Affaires étrangères se retrouvent lundi 27 mai à Bruxelles pour aborder, une nouvelle fois, le cas syrien, et notamment la question de l’embargo sur les armes, qui expire le 31 mai à minuit. Si le Royaume-Uni et la France continuent de plaider en faveur d’une levée de l’embargo sur les livraisons d’armes à l'opposition, la Suède et l’Autriche y sont au contraire très hostiles. Ces derniers jugent en effet que «cela ne ferait qu’aggraver la situation déjà dramatique sur le terrain, augmenter le nombre de morts et retarder la fin du conflit». Laurent Fabius avait annoncé le 14 mars dernier que la France et la Grande-Bretagne allaient livrer des armes à l'opposition syrienne en guerre depuis deux ans contre le régime de Bachar al-Assad. Paris et Londres demandent «aux Européens, maintenant de lever l'embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre», avait déclaré le ministre des Affaires étrangères, sur France info. Le Quai d'Orsay souhaitait alors ne pas attendre la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'examen de l'embargo sur les armes à destination de la Syrie, programmée fin mai, pour intervenir. La France «est une nation souveraine», s'est ainsi justifié le chef de la diplomatie française. «Les résistants doivent avoir la possibilité de se défendre». «Lever l’embargo c’est un des seuls moyens qui reste pour faire bouger la situation» en Syrie, a-t-il ajouté.