La polémique ne cesse de s ' alimenter aux Etats Unis
du refus de Barak Obama de lancer une action armée contre la Syrie. les pro guerre dénoncent à travers cette " machine arrière " un " mauvais signal " adressé à l ' Iran: " le président Obama a renoncé à faire respecter une ligne rouge qu ' il avait lui même tracée. son crédit en a grandement pâti tout comme son discours de fermeté à l ' égard de l ' Iran. les iraniens ont désormais toutes les raisons du monde d ' aller doit vers la bombe atomique sans tenir compte des mises en gardes des Etats Unis ". cette analyse est celle d ' une majorité d ' experts pro guerre. cependant des voix plus réalistes commencent à se faire entendre comme celle par exemple de Max Fisher qui vient de publier un article au contenu bien différent dans les colonnes de Washington post. pour Fisher, " le point de vue qui a motivé Obama à agir de la sorte est parfaitement pragmatique et il a fait passer, dans le contexte névralgique actuel, un message très approprié aux iraniens. Obama avait annoncé dès le début avoir comme objectif en Syrie le fait d ' empêcher son régime de recourir à l ' arme chimique. aussitôt après avoir compris qu ' il pourrait atteindre ses objectifs via le plan russe, Obama a accepté ce plan et s ' est refusé à s ' engager dans une nouvelle guerre ' et Fischer d ' ajouter: " il existe des similitudes entre l ' approche iranienne d ' Obama et celle qu ' il a eu à l ' égard de la Syrie. Obama a clairement dit ce qu ' il veut de l ' Iran, il veut que l ' Iran ne dote pas son nucléaire d ' une dimension militaire. et qu ' il accepte des inspections de l ' AIEA, façon de prouver la nature pacifique de son nucléaire. au cas où l ' Iran accepterait ces conditions, les sanctions anti iraniennes seront levées et la perspective de la guerre s ' éloignera ". et " c ' est là que la ressemblance avec le dossier syrien se manifeste: l ' Iran est trop méfiant à l ' égard des américains et s ' inquiète qu ' Obama ne tienne pas ses promesses et qu ' il le trahisse. ceci est l ' obstacle majeur sur la voie de toute entente entre l ' Iran et les Etats Unis ". Par contre, si les iraniens constatent le succès de l ' accord américain avec les Russes en Syrie, ce sera un message à l ' adresse des Iraniens, un message qui leur dira " vous pouvez nous faire confiance ". Alors que les responsables iraniens parlent de flexibilité et d ' interaction, le temp semble opportun pour que Obama fasse lui aussi preuve de souplesse et de la diplomatie au Moyen Orient. " Fisher de poursuivre: " un autre point relevé renvoie au prestige des Etats Unis. et pourtant le refus de s ' attaquer à la Syrie ne nuira pas au prestige des Etats Unis. l ' Iran n ' a cessé de douter de la bonne foi des Etats Unis: il ne croit pas pouvoir faire des concessions puisqu ' il n ' est pas sûr que Washington en fasse autant. les sanctions et la frappe militaire, les Etats Unis y renonceront? en d ' autres termes, l ' Iran est sûr que Washington cherche en coulisse à lui faire du tort à le déstabiliser et en renverser l ' ordre politique. en ce sens, le refus d ' Obama d ' attaquer la Syrie ne peut nuire à l ' image des Etats Unis, au contraire, cette décision redorera le blason US car cela prouvera aux iraniens que Washington ne cherche pas renverser la RI et que la paix sera possible si l ' Iran répond positivement aux demandes nucléaires des Etats Unis. et cela est le message qu ' il faut envoyer à l ' heure qu ' il est aux américains "