Selon la 10ème chaine de télévision israélienne, "les propos d'Obama, et son refus de lancer une action militaire imminente contre la Syrie marquent en effet la victoire de la force de dissuasion iranienne activée ces derniers jours". "Pour le peuple syrien et du Moyen Orient, l'allocution d'Obama n'a été rien d'autre qu'un aveu d'impuissance", poursuit cette chaine. Une phrase d'Obama a particulièrement suscitée la réaction des commentateurs israéliens : " nous avons décidé de lancer une action militaire contre la Syrie quand nous le choisirons (...) demain, la semaine prochaine ou le moins prochain". Pour la chaine israélienne, Obama vient d'envoyer la balle dans le camp du Congrès pour renoncer à "sa responsabilité dans cette affaire". Le Congrès américain rarement sollicité Rappelons qu’Obama a renvoyé au Congrès la décision d’une frappe contre la Syrie. Le Congrès doit discuter de ce sujet le 9 septembre. En fait, peu de présidents américains se sont volontairement soumis à l'aval du Congrès pour déclencher des interventions militaires à l'étranger, a fortiori pour des frappes ponctuelles comme l'envisage Barack Obama en Syrie. Historiquement, la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de "déclarer la guerre", mais la dernière fois qu'une telle déclaration formelle a été votée date de la Seconde Guerre mondiale.