Les Irakiens ont vécu une autre journée sanglante!
Une quinzaine de bombes et de voitures piégées ont explosés dans divers endroits à Bagdad entre autres à Al - She’b, Al - Sho’leh, Djamila, Sadr City, Al - Biya, Al - Banouk et Kazemiyeh, faisant ۵۱ morts et ۱٦۲ blessés. Les responsables irakiens pointent du doigt les Saoudiens y voyant les principaux protecteurs des terroristes en Irak. Parmi la population aussi bien que chez les partis et les autorités irakiens, un grand nombre sont d’avis que les Saoudiens visent à renverser le gouvernement de Nouri Maliki, d’où leur soutien aux terroristes. Le représentant du parti Ahrar lié au Courant Sadr au parlement irakien, Oday Awad, a publié récemment un communiqué, faisant part d’achat d’armes et de munitions, à des sommes beaucoup plus élevées que leurs prix véritables, dans les régions centrales et méridionales de l’Irak qui sont pour la plupart à population chiite. Le parlementaire évoquait ainsi le complot dangereux qui consistait à semer la sédition interethnique dans ces régions et à affaiblir la population chiite. Par ailleurs, selon le membre de la Commission de la sécurité et de la défense du parlement irakien, l’Arabi a lancé un plan pour collecter les armes légères dans les régions centrales et méridionales de l’Irak avec l’objectif de trafiquer ces armes vers la Syrie. A ce propos, l’ancien conseiller à la sécurité nationale irakien, Mouafaq al - Rouabaï avait annoncé que de tous les ۱۰ terroristes qui sont entrés en Irak pour mener les attentats, neuf sont d’origine des pays voisins surtout d’origine saoudienne. Le commandant des forces frontalières irakiennes a annoncé l’arrestation en ۲۰۱۳ de plus de ۱۰٦ terroristes qui voulaient entrer de l’Arabie saoudite en Irak. Les chiffres officiels irakiens témoignent de la détention de plus de ۱۰۰ terroristes d’origine saoudienne dans les prisons de l’Irak. Les médias saoudiens ont prétendu mardi, diffusant une information mensongère, que le Premier ministre irakien, Nouri Maliki a promis une révision des verdicts des prisonniers saoudiens, condamnés à la peine capitale. Le conseiller médiatique du Premier ministre, Ali al - Moussaoui a démenti la nouvelle, rappelant, dans un communiqué, que décréter un verdict ou le changer ou réviser, surtout les verdicts des peines capitales, concerne les prérogatives de la Justice irakienne et qu’aucune partie n’a le droit d’amnistier les prisonniers, condamnés à être exécutés, dans le cadre de la loi.