Les chefs de la diplomatie russe et turque, Sergueï Lavrov et Ahmet Davutoglu, ont décidé lundi, lors d'un entretien téléphonique, de poursuivre les consultations bilatérales sur la situation en Syrie suite à l'emploi d'armes chimiques près de Damas le 21 août. "Les interlocuteurs ont exprimé leur profonde inquiétude face aux informations sur l'emploi d'armes chimiques dans une banlieue de Damas le 21 août dernier. Ils ont souligné la nécessité de créer des conditions favorables pour les experts de l'ONU chargés de mener une enquête minutieuse et objective sur les circonstances de cette attaque. Les deux ministres se sont mis d'accord de poursuivre leurs consultations à ce sujet au niveau des ministères des Affaires étrangères", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Le bilan de l'attaque chimique organisée à Ghouta, en banlieue de Damas, le 21 août, est estimé entre 355 et 1.300 morts. Les autorités et l'opposition syriennes s'en rejettent la responsabilité. Le gouvernement syrien a approuvé dimanche dernier le calendrier de visites par les experts onusiens d'endroits d'utilisation présumée d'armes chimiques. Deux obus de mortier ont explosé lundi dans le centre de Damas à proximité de l'hôtel où sont logés les experts de l'ONU chargés d'enquêter sur les attaques chimiques en Syrie.