Il est difficile que les mouvements rebelles puissent triompher sans obtenir le soutien des forces armées.
En Syrie, l’armée nationale reste loyale au gouvernement du président Bachar al - Assad, et il est difficile d’imaginer que les interventions des Etats - Unis puissent changer facilement la donne en faveur des rebelles. Depuis le début de la crise en Syrie, il y a plus de deux ans, plus de ۹۰.۰۰۰ Syriens ont été tués, des millions de citoyens ont été mis en errance, et presque toutes les infrastructures du pays ont été détruites ou endommagées. Cependant, l’armée nationale est restée fidèle au gouvernement du président Bachar al - Assad. Au début de la crise syrienne, quand les opposant ont commencé leurs manifestations dans les villes syriennes, beaucoup d’analystes s’attendaient à ce que l’armée syrienne emboîte le pas aux forces armées en Tunisie et en Egypte pour soutenir les opposants. Mais cela n’a pas été le cas en Syrie, et la grande majorité des officiers syriens sont resté loyaux au gouvernement. Aujourd’hui, plus de deux ans après le début de la crise, les forces armées syriennes sont fidèles au gouvernement du président Assad; Dans ce contexte il est difficile d’imaginer que les interventions des puissances étrangères, notamment des Etats - Unis, puissent changer la donne à l’intérieur de la Syrie. - La position des généraux vis - à - vis de la crise: Il est souvent très difficile, voire impossible pour les analystes politiques de prévoir le déclenchement des mouvements de protestation. Mais une chose est certaine: lorsque ces mouvements commencent, leur victoire dépendrait en grande partie de la prise de position des forces armées. Mais quels sont les éléments qui déterminent la position des hauts commandants des forces armées par rapport aux mouvements de protestation, aux rébellions et aux insurrections? Avant tout, les généraux se réfèrent à la cohérence et à la composition des forces armées du pays pour évaluer les divisions qui pourraient y exister de point de vue des clivages ethniques ou religieux. Ensuite, les hauts commandants militaires évaluent le comportement du gouvernement et de l’administration civile soit par rapport aux forces armées soit par rapport aux opposants. Puis, les généraux doivent évaluer le contexte général de la société pour connaître le taux de la représentativité des mouvements de protestation ou de l’insurrection. Et enfin, les forces armées évaluent la situation générale du pays face aux éventuelles menaces de la part des puissances étrangères. En tout état de cause, les analyses faites par les hauts commandants de l’armée syrienne les ont amenés à prendre position en faveur du gouvernement de Damas. Il est évident que la Syrie a été l’objet de l’animosité de plusieurs pays étrangers au niveau régional et international, cependant le pays a pu compter sur la puissance de ses forces armées et ses alliances régionales(iran, Hezbollah) et internationale(Russie) pour résister à toutes les menaces intérieures et extérieures. Dans ce contexte, il est difficile d’imaginer que l’action des Etats - Unis et de leurs alliés d’armer les rebelles syriens puissent changer la donne en ce qui concerne la loyauté des forces armées au gouvernement de Damas.