La conférence internationale de paix sur la Syrie dont l'objectif est de réunir à la table des négociations des responsables du régime syrien et de l'opposition n'aura probablement pas lieu avant octobre, a déclaré mardi un vice-ministre russe. Selon le vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, une rencontre préparatoire entre la Russie et les Etats-Unis aura lieu fin août, mais l'agenda diplomatique est déjà chargé pour le mois de septembre. Ainsi, la conférence "n'aura probablement pas lieu en septembre parce qu'il y a d'autres événements en septembre", a déclaré Gatilov à l'agence Interfax.    "Nous sommes pour l'organisation d'une conférence le plus vite possible, mais il faut prendre en compte certaines réalités qui pourraient influer sur la date de la convocation de ce forum", a-t-il ajouté. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat américain John Kerry se sont mis d'accord en mai sur la tenue d'une conférence internationale baptisée "Genève 2", alors que les rebelles avançaient sur le terrain. La Russie, l'un des principaux soutiens du régime du président Bachar al-Assad, avait initialement proposé que la conférence ait lieu en mai. Depuis, la tenue de la conférence a été reportée à plusieurs reprises sur fond de la contre-offensive des troupes pro-gouvernementales et l'indécision de l'opposition syrienne sur la nécessité d'y participer. La Russie insiste par ailleurs, au grand dam des Etats-Unis, sur le fait que l'Iran qui soutient Assad et lui fournit des armes, participe à cette conférence. La Russie et les Etats-Unis vont discuter de ce sujet fin août "dans une des capitales européennes, probablement à Genève", a ajouté Gatilov. Lavrov a déclaré vendredi à Washington après avoir rencontré Kerry que la Russie et les Etats-Unis étaient d'accord sur la nécessité d'organiser "dès que possible" une conférence de paix sur la Syrie. Russes, Américains et l'ONU s'efforcent depuis trois mois de mettre sur pied "Genève 2", qui doit offrir une solution politique négociée entre Damas et la rébellion. Cette conférence doit reprendre les lignes d'un accord international signé à Genève le 30 juin 2012, mais jamais appliqué, dessinant les contours d'une transition politique en Syrie. Ce deuxième volet du "processus de Genève" devait initialement se tenir en juin, puis en juillet, mais souffre des désaccords majeurs sur son objectif et ses participants, ainsi que de la poursuite de la guerre qui a fait plus de 100.000 morts en deux ans et demi.