Au moins 40 personnes ont été tuées et 250 autres blessées samedi dans une nouvelle vague d'attentats à travers l'Irak, dont la plupart à Bagdad, selon un nouveau bilan annoncé par la police. Dix attentats à la voiture piégée ont frappé samedi Bagdad, visant des marchés, restaurants et cafés, faisant au moins 17 morts et une centaine de blessés alors que les Irakiens célébraient la fin du ramadan. Cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans l'explosion de deux voitures piégées à Shaaba, dans le nord-ouest de Bagdad Quatre personnes ont été tuées et 14 autres blessées dans l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier de Kadimiya, au nord de Bagdad, selon la même source. Trois personnes ont trouvé la mort et 16 autres ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée dans le quartier de Sadiya, au sud-ouest de Bagdad et un autre attentat à la voiture piégée a fait deux morts et 11 blessés dans le quartier d'Abou Sshir, au nord de la capitale irakienne. Une autre voiture piégée a explosé au sud de Bagdad, faisant un mort et 12 blessés et un autre attentat à la voiture piégée a fait 14 blessés dans la zone d'Al Amil. Une voiture piégée a explosé dans le quartier de Zafraniya, au sud de Bagdad, faisant un mort et neuf blessés, et une personne a trouvé la mort et dix autres ont été blessées dans deux attentats à la voiture piégée dans le sud de Bagdad. Dans la ville de Tuz Khurmatu, à quelque 200 km au nord de Bagdad, un attentat suicide contre une mosquée a fait onze morts et 60 blessés, a déclaré la police locale à l'agence Chine Nouvelle. Un attentat à la voiture piégée visant une mosquée chiite à Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, a fait un mort et quatre blessés. De plus, deux voitures piégées ont explosé à Naririyah, à 350 km au sud de Bagdad, faisant quatre morts et 45 blessés. Egalement samedi, deux personnes ont été tuées et 11 autres blessées dans un attentat à la voiture piégée près d'un marche dans la ville sainte de Karbala, à 100 km au sud-ouest de Bagdad. A Al Musah, à 50 km au sud de Bagdad, deux personnes ont été tuées et sept autres blessées par balles. L'Irak connaît sa pire éruption de violence depuis cinq ans, laissant craindre le retour d'une véritable guerre civile telle qu'elle avait culminé en 2006 et 2007, lorsque le nombre de morts mensuels dépassait parfois les 3 000.