Deux experts de l ' ONU chargés d ' examiner l ' utilisation présumée d ' armes chimiques dans le conflit en Syrie sont arrivés mercredi à Damas, alors que régime et rebelles s ' accusent d ' avoir eu recours à ces armes.Arrivés dans un hôtel de la capitale syrienne, Ake Sellstrom et Angela Kane doivent mener des discussions avec le régime sur leur accès au territoire syrien pour les besoins de l ' enquêteconcernant notamment l ' utilisation de gaz sarin. Mme Kane est la haute représentante des Nations Unies pour les Affaires de désarmement et M. Sellstrom est le chef de la mission des Nations Unies chargée d ' enquêter sur les allégations d ' usage d ' armes chimiques en Syrie. «En réponse à une invitation du gouvernement syrien, Mme Kane et M. Sellstrom sont arrivés en Syrie pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle ils rencontreront des hauts responsables syriens», a indiqué Khaled al - Masri, responsable de la communication et conseiller de l ' ONU basé à Damas. Le ۱۱ juillet, l ' ONU avait annoncé que M. Sellstrom et Mme Kane «avaient accepté l ' invitation du gouvernement syrien à se rendre à Damas pour terminer les consultations sur les modalités de coopération requises» pour une éventuelle mission sur place. Le régime syrien insistait pour que les experts onusiens enquêtent sur un incident attribué par Damas à l ' opposition et survenu en mars à Khan al - Assal, près d ' Alep(nord).A Paris, Jarba demande des armesConcernant l’armement des rebelles, pour la première fois en visite à Paris depuis son élection à la tête de l ' opposition syrienne, Ahmad Jarba, qui devait être reçu mercredi par le président François Hollande, a appelé la France à livrer des armes à la rébellion. «Bien évidemment, nous demandons à la France un soutien politique total, un soutien diplomatique, une aide humanitaire d'urgence et une aide militaire et autre», a déclaré Jarba à quelques journalistes, à l'issue d'une audition à huis clos devant une Commission de l'Assemblée nationale. «Nous travaillons avec nos amis européens et américains pour qu'ils nous donnent une aide technique, médicale et humanitaire et nous espérons aussi une aide en armes et en munitions », a renchéri le général Selim Idriss, chef de la soi-disant «Armée syrienne libre», selon lequel la rébellion n'a «pas assez» d'armes. Alors que les pays occidentaux redoutent de faire parvenir à l'opposition syrienne des armes qui pourraient tomber dans les mains de groupes liés à el-Qaëda, Jarba tente de les convaincre que la «Coalition, qui a intégré des composantes laïques et des personnalités indépendantes, est une structure sur laquelle ils peuvent compter». La semaine dernière l'agence Reuters avait annoncé, citant des sources informées à Londres, que la Grande-Bretagne a renoncé à armer les rebelles syriens. «Il est clair que la Grande-Bretagne ne va pas armer les rebelles, de quelque manière que ce soit», a dit une des sources interrogées en rappelant que le Parlement de Londres avait exigé la semaine dernière d'être consulté au préalable sur cette question. Aux États-Unis en revanche, les élus du Congrès américain sont de plus en plus favorables au projet du président Barack Obama de fournir une «assistance militaire» aux rebelles.