Le roi de Jordanie a effectué samedi une visite éclair au Caire pour apporter son soutien aux nouvelles autorités,. Abdallah II, premier chef d'Etat étranger à se rendre en Egypte depuis la chute de M. Morsi le 3 juillet, a rencontré le président par intérim Adly Mansour et son vice-président pour les relations internationales Mohamed ElBaradei. Il leur a fait part "de son soutien" pour que l'Egypte "renforce sa stabilité et sa sécurité", selon un communiqué de la présidence égyptienne. La Jordanie avait félicité les nouvelles autorités égyptiennes dès la chute de M. Morsi, tandis que les Frères musulmans jordaniens, avaient dénoncé son renversement par l'armée. Cette visite est en outre survenue dans un contexte d'intenses efforts américains pour relancer des discussions israélo-palestiniennes, un dossier dans lequel Amman et Le Caire sont traditionnellement actifs. Début du travail sur la ConstitutionEntre - temps, la commission d ' experts nommée par le président par intérim devait commencer dimanche à travailler sur des amendements à la Constitution, suspendue après l ' éviction de Morsi. Composée de quatre professeurs d ' université et six magistrats nommés samedi, la commission d ' experts était prévue dans la " déclaration constitutionnelle " publiée le ۹ juillet dernier par M. Mansour pour fixer le cadre de la transition politique et des échéances électorales. Elle aura ۳۰ jours pour élaborer des amendements à la Constitution, qui seront ensuite présentés à une commission de ۵۰ personnalités représentant les diverses composantes de la société égyptienne(partis, syndicats, dignitaires religieux, armée…). Cette seconde commission disposera à son tour de ٦۰ jours pour remettre la version finale de la Constitution au président par intérim. Ce dernier a alors ۳۰ jours pour annoncer la date d ' un référendum. La précédente Constitution avait été adoptée par référendum en décembre ۲۰۱۲, sous la présidence de M. Morsi, par ٦٤% des voix mais avec seulement ۳۳% de participation.Nouveaux appels à manifester Alors que les nouvelles autorités s'efforcent de tourner la page de l'ère Morsi, les partisans du président renversé réclament toujours son retour au pouvoir, appelant à de nouvelles manifestations de masse après la mort vendredi de trois manifestantes pro-Morsi, tuées dans la ville de Mansoura.