L ' ancien agent de la CIA, Edward Snowden, s ' est vu offrir l ' asile par le Venezuela et le Nicaragua. Après avoir essuyé de multiples refus, il avait sollicité six nouveaux pays, selon le site Wikileaks. Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, et le président du Nicaragua, Daniel Ortega, ont tous deux affirmé vendredi ۵ juillet qu ' ils étaient disposés à accorder l ' asile à l ' ex - consultant de l ' Agence de la sécurité américaine Edward Snowden.Protéger Snowden de «l ' empire le plus puissant du monde»Au cours d ' une cérémonie de célébration de l ' indépendance du Venezuela, Nicolas Maduro aannoncé vendredi qu ' il accordait «l ' asile humanitaire au jeune Snowden pour le protéger de la persécution de l ' empire le plus puissant du monde, qui s ' est déchaînée sur lui». «Nous, nous sommes ouverts et respectueux du droit d ' asile et il est clair que si les circonstances le permettent, nous recevrons Snowden avec grand plaisir et lui donnerons l ' asile ici au Nicaragua», a déclaré pour sa part Daniel Ortega, qui a confirmé avoir reçu une demande de M. Snowden à l ' ambassade du Nicaragua à Moscou.Six nouveaux pays sollicités par SnowdenCes annonces surviennent alors qu ' Edward Snowden, bloqué depuis ۱۳ jours dans la zone de transit de l ' aéroport de Moscou - Cheremetievo, a vu ces derniers jours sa situation s ' enliser. WikiLeaks a ainsi annoncé vendredi sur son compte Twitter que l ' ex - consultant de la NSA, qui avait précédemment adressé des demandes à ۲۱ États, «a demandé l ' asile auprès de six autres pays». Le site fondé par Julian Assange s ' est par ailleurs refusé à divulguer pour le moment le nom des capitales sollicitées, «de crainte d ' une tentative d ' ingérence de la part des Etats - Unis». Initialement sollicitées par le fugitif américain, la France et l ' Italie ont fait savoir jeudi qu ' elles ne l ' accueilleraient pas, emboîtant ainsi le pas à l ' Allemagne, au Brésil, à la Norvège, l ' Inde, la Pologne, l ' Islande, l ' Autriche, la Finlande, aux Pays - Bas et à l ' Espagne. Après s ' être dit prêt à accueillir le jeune homme dans son pays si celui - ci en faisait la demande, le président bolivien Evo Morales a vu son avion contraint de faire une escale de ۱۳ heures à Vienne après que plusieurs pays européens, le soupçonnant de ramener Snowden avec lui, lui eurent refusé le survol de leur espace aérien. De son côté, la diplomatie russe a botté en touche, refusant de commenter davantage une affaire de plus en plus embarrassante. La veille, le vice - ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avait répété que Moscou ne pouvait en rien influer sur le sort du jeune homme, qui a du reste renoncé à demander l ' asile à la Russie après que le président Vladimir Poutine a exigé de lui qu ' il cesse ses révélations qui font «du tort» aux Etats - Unis.