Le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé samedi soir que l ' Égypte rompait définitivement toute relation diplomatique avec la Syrie.
Le président égyptien, Mohamed Morsi, a annoncé samedi ۱۵ juin au soir la rupture complète des relations diplomatiques avec le régime syrien et a exigé le départ des combattants du Hezbollah de Syrie. S ' exprimant devant des dignitaires réunis au Caire, le président égyptien, issu des Frères musulmans, a déclaré: «Nous avons décidé aujourd ' hui de rompre complètement les relations avec la Syrie et avec l ' actuel régime syrien. L ' ambassade de Damas en Égypte va être fermée, et le chargé d ' affaires égyptien dans la capitale syrienne va être rappelé», a ajouté le chef de l ' État égyptien. Mohamed Morsi a aussi adressé une mise en garde au Hezbollah. «Le Hezbollah doit quitter la Syrie et ce ne sont pas des paroles en l ' air. Il n ' y a pas de place pour le Hezbollah en Syrie,» a - t - il plaidé.
Il a exhorté la communauté internationale à instaurer une zone d ' exclusion aérienne en Syrie afin de favoriser les rebelles terroristes contre les forces gouvernementales. Il a en outre affirmé que son pays avait «entamé des contacts avec des États arabes et musulmans afin d ' organiser une réunion d ' urgence de soutien» au peuple syrien.
Le président égyptien qui a dénoncé «l ' ingérence étrangère en Syrie», a omis de mentionner les tonnes d ' armes et de fonds acheminées par des pays régionaux aux mercenaires étrangers qui combattent le régime en Syrie. La condamnation unilatérale de l ' une des parties du conflit dévoile la politique de deux poids deux mesures, adoptée par les Occidentaux et suivie désormais par l ' Egypte, au sujet de la crise en Syrie. Notons que le président égyptien a oublié de mentionner les massacres commis par les rebelles takfiris récemment dans des villages syriens, comme la décapitation de plus de soixante citoyens non armés, dont des enfants, et l’exécution d’un adolescent de quinze ans devant sa famille. Il parait que cette ingérence takfiris terroriste ne mérite pas, selon M. Morsi, d ' être condamnée.