Le ministre israélien des Renseignements a appelé les grandes puissances à «maintenir la pression sur l ' Iran concernant son programme nucléaire», en dépit de l ' élection du dignitaire modéré Hassan Rohani à la présidence, «peu susceptible» selon lui de ralentir ce programme.
ABNA: « L'hypothèse de travail doit être que (le leader, l'ayatollah Ali) Khamenei, qui dirige ce programme depuis 24 ans, continuera à le diriger, et donc à défaut d'une pression incessante contre l'Iran, il n'y a aucune chance de voir des changements significatifs dans la stratégie nucléaire», a déclaré Youval Steinitz à la radio militaire. M. Steinitz a fait valoir que M. Rohani, « bien qu'ayant reçu le soutien des réformateurs, est issu de la puissante mouvance religieuse conservatrice, qui domine la société». « M. Rohani ne se considère pas comme réformateur, il se définit comme conservateur. Il a été (...) le représentant de Khamenei au Conseil de sécurité nationale», a-t-il souligné. Les pays occidentaux et l’entité sioniste, la seule puissance nucléaire de la région même si elle ne le reconnaît pas officiellement, accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément. « Peut-être est-ce que une bonne nouvelle pour le peuple iranien (qui a fait preuve) d'une véritable volonté de réformes qui pourrait faire effet à long terme », a déclaré M. Steinitz. Le ministre de la Guerre intérieure, Gilad Erdan, membre comme M. Steinitz du Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a souligné le « danger » que l'élection de M. Rohani ne pousse la communauté internationale à assouplir les sanctions économiques et la pression diplomatique sur Téhéran.