C’est un air de fête qui règne à Nottingham, de l'autre côté de la Manche, alors que l’effervescence est à son comble au sein de la communauté musulmane et que les préparatifs battent leur plein pour inaugurer dignement, et dans la liesse générale,  la première mosquée de la ville, flanquée de son magnifique minaret en fibre de verre de 14 mètres de haut, après des années de tractations qui ont finalement porté leurs fruits. A J-8 de la coupe d’un ruban à marquer d’une pierre blanche, en présence des plus hautes personnalités de la localité qui ont approuvé l’édification de cette enceinte sacrée de l’islam au cœur de la vieille ville, tout un symbole, sans craindre que son minaret soit celui de la discorde, le président de la mosquée Jamia Masjid Sultania, Aurangzeb Khan, 79 ans, est aux anges, transporté de joie à l’idée d’assister à la matérialisation d’un rêve qui, longtemps, lui a fait l’effet de construire des châteaux en Espagne… Révolues les trente dernières années au cours desquelles les musulmans de Nottingham étaient contraints de prier chez eux ! Dès le 13 avril, les fidèles pourront désormais franchir le seuil de leur mosquée si fébrilement attendue, pour s’y recueillir avec une ferveur immense, dans une atmosphère chargée d’émotion.