Le sort d’Abou Abdallah l’Irakien, qui dirigeait l’équipe qui préparait les voitures piégées, est inconnu. Soit lui et ses hommes sont morts au combat, soit ils ont fuit vers les arrières lignes, à Flita et à Rankous. Des véhicule de type 4x4, semblables à ceux utilisés lors des attentats suicide dans la banlieue sud de Beyrouth et à Hermel, ont été découverts dans la ville de Yabroud. Certaines n’avaient pas de plaques d’immatriculation et d’autres étaient immatriculées au Liban. Des sources de sécurité ont indiqué que plusieurs voitures piégées se sont probablement infiltrées au Liban, et les services de sécurité prennent en compte le fait que les groupes armés pourraient commettre des actes de vengeance après leur défaite à Yabroud, bien que leur marge de manœuvre se soit réduite après la prise de la ville par l’armée syrienne. Le Liban confronté à un afflux de rebelles syriens Sur un autre plan, le problème de l'afflux de réfugiés syriens s’est amplifié progressivement avec le temps, au point que le nombre de réfugiés syriens est estimé actuellement à un million, soit le quart de la population libanaise. Le Liban n'est pas en mesure de supporter à lui seul un tel poids, compte tenu des retombées multiples d'une telle présence massive d'exilés. Depuis dimanche, le gouvernement est confronté à un nouveau problème explosif dont les conséquences sécuritaires risquent d'être particulièrement graves: l'afflux d'un millier, au moins, de miliciens ayant fui la localité syrienne de Yabroud, libérée par l’armée syrienne. Ils auraient trouvé refuge, avec armes et bagage, dans le jurd de Ersal. La question qui se pose dans un tel contexte, et qui constitue le premier grand défi auquel est confronté le nouveau gouvernement de Tammam Salam, est de savoir comment l'État libanais réagira face à l'afflux des miliciens de l'opposition syrienne sur son territoire. Quelle attitude pourrait-il adopter si la Syrie réclamait que ces opposants soient arrêtés et lui soient livrés? Quelles mesures devraient être prises pour empêcher que ces miliciens ne disparaissent dans la nature, ce qui risquerait de constituer un facteur de déstabilisation accrue dans certaines régions du pays?