La malaria (aussi appelé paludisme) gagne du terrain. A cause du réchauffement climatique, la maladie, propagée par une variété de moustiques, touche des zones d'Afrique et d'Amérique-du-Sud jusqu'alors épargnées. La malaria est en train de gagner du terrain et de sévir à des altitudes où le moustique qui propage la maladie n'était pas habitué à voler. Cette maladie infectieuse (également connue sous le nom de paludisme) touche désormais des zones d'Afrique et d'Amérique-du-Sud qui ne l'avaient jamais connue. Le moustique porteur du parasite de la malaria (et le parasite lui-même) ne résistent pas aux basses températures. De nombreuses populations d'Afrique et d'Amérique-du-Sud avaient donc fait le choix de se sédentariser en altitude, pour ne pas risquer d'attraper la maladie. Malaria: ٦۳۰ ۰۰۰ morts par anChaque année, la malaria fait encore entre ۱ et ۳ millions de morts(essentiellement en Afrique sub - saharienne). Les principales victimes sont les enfants de moins de ۵ ans et les femmes enceintes, car le placenta constitue une cible où les parasites transmis par le moustique peuvent s ' accumuler. Cela place cette maladie parasitaire au premier rang des préoccupations de l ' Organisation mondiale de la santé(OMS) et de nombreux scientifiques travaillent actuellement sur le développement des zones paludiques. C ' est ainsi qu ' une équipe de chercheurs dirigée par le Pr Mercedes Pascual, de l ' Université du Michigan, a constaté que le réchauffement climatique avait un impact direct sur le développement de la maladie. «Dans les années chaudes, le paludisme se déplace plus haut dans les montagnes, tandis que dans les années froides, il se limite à des altitudes plus basses» explique le Pr Pascual. " En nous basant sur la répartition actuelle de la maladie, nous avons estimé qu ' un réchauffement global de la température de ۱ degré, provoquerait entre ۱ et ۳ millions de cas supplémentaires de malaria chez les moins de ۱۵ ans ".Malaria: des populations plus vulnérables Selon le Pr Pascual, les populations qui n'ont jamais été exposées à la malaria, comme par exemple en Ethiopie, où la moitié de la population vit entre 1600 et 2400 m d'altitude, risquent d'être très vulnérables. Il est donc urgent d'essayer d'arrêter la propagation de la maladie. Selon l'OMS, d'ici 2030, le monde devrait disposer de vaccins suffisamment efficaces et abordables pour être capables de réduire de 75% le nombre de cas de paludisme.