L'équipementier russe Yota Devices a profité du Mobile World Congress pour présenter la seconde génération du YotaPhone, son prometteur téléphone à écran E Ink. Le YotaPhone de seconde génération n'est encore qu'un concept, mais il est nettement plus alléchant que son aîné. Il témoigne en tout cas de la maturité qu'a pris son fabricant, qui semble d'ailleurs avoir embauché de talentueux designers. Le nouveau modèle est plus abouti techniquement, mais il est aussi plus esthétique et recèle une multitude d'idées ingénieuses. 74% de la surface totale est interactive, contre 30 à 40% sur d'autres téléphones Android Le principal apport du nouveau YotaPhone est l'écran à encre électronique qui devient tactile, en plus d'accueillir un éclairage et de passer à 4,7 pouces et à 960 x 540 pixels. Il n'affiche toujours pas directement les applications Android, mais s'ouvre à de nouveaux usages au travers d'une plateforme de développement (SDK) annoncée simultanément. En plus d'afficher l'heure et les notifications en permanence, il peut désormais afficher des applications à part entière, et plus seulement un lecteur de livres électroniques. Un écran à encre électronique présente pour rappel trois intérêts : il ne consomme pas d'énergie lorsqu'il est statique (autonomie de 50 h), il est d'autant plus lisible qu'il y a de lumière ambiante et il ne fatigue pas la vue lors d'utilisations prolongées. Tout l'inverse d'un écran conventionnel, en somme. En contrepartie il est monochrome et peu réactif, ce qui n'empêche pas de lire et de répondre à un message, d'afficher son agenda ou de consulter les titres de l'actualité.