L'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Lakhdar Brahimi a présenté ses excuses au peuple syrien, "dont l'ambition était de voir quelque chose se réalise lors des pourparlers de Genève", a-t-il dit avant de regretter que les deux rounds n'ont marqué aucune progression. "J'espère que les deux parties pensent de la meilleure façon de retourner avec une disposition à s'impliquer sérieusement dans l'exécution de la déclaration de Genève", a-t-il dit dans une conférence de presse tenue aujourd'hui au terme du 2ème round des pourparlers dans le cadre de la conférence internationale sur la Syrie, Genève II. "La séance d'aujourd'hui, qui est la dernière dans ce round, était difficile et dure comme les autres réunions précédentes, mais nous sommes mis d'accord sur l'ordre du jour du prochain round dès qu'il soit tenu", a fait savoir Brahimi qui a précisé que l'ordre du jour comprend quatre points déjà proposés au début du 2ème round, à savoir la violence et le terrorisme, le gouvernement transitoire, les établissement nationaux et le dialogue national et le comité des intérêts nationaux. Brahimi a fait noter que la délégation officielle syrienne a accepté l'ordre du jour par tous ses points mais non pas la façon d'aborder ces points. Il a indiqué qu'il est mieux pour les deux parties de retourner à leurs références et de penser de leurs responsabilités pour décider si elles veulent le progrès de ce processus ou non. Il a fait savoir qu'il discutera de cette question avec le secrétaire général de l'ONU, et les ministres américaine te russe des affaires étrangères et qu'il donnera plus tard un briefing devant le conseil de sécurité. Il a indiqué, à cet effet, que les deux parties, russe et américaine, sont partenaires de l'Onu dans ses efforts et membres importants au conseil de sécurité et qu'aucun des deux pays ne peut tourner le dos de cette crise. Il a rappelé que la déclaration de Genève aide les deux parties à commencer le long chemin qui aboutira à la fin au règlement de la crise en Syrie, appelant les deux parties à être convaincues de la nécessité d'appliquer tous les articles de la déclaration de Genève I. Brahimi de conclure: "Mon message à toutes les parties concernées de la crise en Syrie est de penser du peuple syrien, de la souffrance y imposée, de la destruction, des grandes problèmes humanitaires et de ce qu'on doit faire pour régler la crise".