Dans un article intitulé « Poutine félicite Sissi.. président », le quotidien libanais alAkhbar révèle, que « non seulement le contrat d’armement entre l’Egypte et la Russie a été conclu en bonne et du forme, hier Jeudi ». Mais en plus, selon des sources proches de la délégation égyptienne, il révèle les détails de ce contrat qui comprendrait des missiles Yaris et Boulava réputé de pouvoir échapper au système de défense antimissile Patriot et aux moyens de surveillance militaire américains , des missiles Yakhont anti- navire d’une portée de 300 km capable de percer les conditions de brouillage et de guerre électronique , des missiles anti-char de type G K 11,, en plus d' hélicoptères MA 28 Le E , et enfin – surprise des surprises- des missiles S- 300 et le système de missile « Iris T » la défense aérienne. Ces S-300 tant convoités par l’Iran car il modifie l’équilibre des forces à celui qui les possédera, surtout par rapport à l’hégémonie militaire aérienne israélienne. Toujours selon des sources bien informées à alAkhbar, le médiateur de ce contrat est l'ancien candidat à la présidentielle Ahmed Shafik qui a joué un rôle principal dans le rapprochement des deux parties depuis l’ouverture officielle de l’Egypte vers la Russie jusqu'à la conclusion du contrat. Ces mêmes sources évoquent aussi le rôle du ministre de la défense le général Mohammed Assar « l'architecte de l'accord » ainsi décrit par les sources, et le rôle du chef d'état-major Sidqi Subhi , qui a suivi également la conclusion de la transaction . Interrogé par alAkhbar, l'ancien commandant de la Garde républicaine et expert militaire le major-général Mahmoud Khalaf a indiqué « cette visite est considérée comme un tournant radical dans les relations égypto- russe» . Il a souligné que parmi les dossiers qui seront discutés, en premier lieu la crise syrienne, les dossiers de certains pays de la région , ainsi que la crise éthiopienne concernant la construction du barrage. Cela dit, dans un article intitulé « Poutine soutient l'Egypte dans une lutte d'influence au Moyen-Orient » le quotidien britannique The Times estime que la Russie en recevant le commandant en chef de l’armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah alSisi, a volé un allié des États-Unis au Moyen-Orient accompagné d’un message clair : les alliances ont changé. Selon le journal, Washington a perdu une influence considérable à la suite du renversement de dirigeants qui lui était proche. D’ailleurs, les propos du président russe Vladimir Poutine dans lesquels il a exprimé ouvertement son soutien pour le Maréchal Abdel Fattah al-Sisi, traduisent la volonté de la Russie de remplacer les Etats-Unis en tant qu’une puissance étrangère alliée principal de l'Egypte. Et de poursuivre : « la Russie tente de profiter du retrait des États-Unis du Moyen -Orient en général, et de l'Egypte en particulier afin de réaffirmer son influence dans la région ». The Times souligne que « le printemps arabe a fait perdre aux Etats-Unis des milliards de dollars qu’ils gagnaient via les contrats d'armes sans compter qu’ils ont perdu de leur influence considérablement suite au renversement des dirigeants arabes alliés ». Toujours selon The Times, « la visite de Sisi à Moscou n’est pas seulement d’ordre diplomatique ou politique mais aussi militaire puisqu’il s’agit pour les deux parties de discuter d’un contrat d’armement de deux milliards de dollars, soutenu financièrement par l’Arabie-saoudite et les Emirats-arabes-unis. Deux monarchies arabes tout autant intéressées de renforcer leur influence auprès des nouveaux dirigeants de l'Égypte ».