Pauline Marois doit-elle déclencher les élections à court terme, à la fin de février, ou doit-elle laisser courir pour se rendre jusqu’en avril, comme la première ministre l’a laissé entendre ? La question est sur toutes les lèvres dans les officines. Il faut chercher longtemps pour trouver un apparatchik péquiste qui n’a pas envie d’en découdre immédiatement avec les partis d’opposition, en dehors de l’entourage immédiat de la chef péquiste qui demeure muet comme une carpe. En fait, Le Devoir n’en a trouvé aucun. « L’occasion est là. Pourquoi ne pas la saisir ? », fait-on valoir. Tout repose sur la tendance, le « momentum », selon l’expression courante, et la tendance depuis l’automne, que confirment différents sondages, est favorable au Parti québécois, et surtout à Pauline Marois. L’électorat est de plus en plus satisfait de son travail : une nette majorité de francophones s’en déclarent satisfaits. « La marmite des Fêtes nous a favorisés », ajoute-t-on.