La loi de la lutte contre le terrorisme, empêchant la fourniture d’aides financières aux terroristes, a commencé à être mise à exécution, dès samedi, dans l’Arabie des Al - e Saoud.
La loi, qui comprend ٤۰ articles, a été ratifiée, le ۱٦ décembre, par les ministres. Le ۵ème article permet aux agents qui interrogent les personnes inculpées, de les détenir, au maximum, jusqu’à six mois, et de reconduire, si nécessaire, cette détention, de six autres mois. De même, selon cette même loi, toute personne, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Arabie, qui procède à la collecte d’aides légitimes ou illégitimes ou à leur acheminement et transfert, pour des activités terroristes, sera considérée comme coupable et criminelle. Ce qui mérite réflexion, c’est que cette loi a été appliquée par un pays qui dirige et finance, ouvertement, les terroristes, dans la région. Selon les rapports, récemment, publiés, les responsables saoudiens libèrent les prisonniers, à condition qu’ils partent lutter, en Syrie, contre le régime syrien. A noter que le projet du transfert des terroristes de divers endroits du monde, en particulier, de l’Arabie vers la Syrie, est assumé par le Chef du service de Renseignements saoudien, Bandar Bin Sultan, lequel a effectué des visites, dans la région, dont les territoires occupés, dans le cadre, bien entendu, du soutien au terrorisme. N’oublions pas que s’alignant sur les positions saoudiennes, le régime sioniste apporte des aides en armement aux terroristes, dans la région, notamment, en Syrie et en Irak. Les terroristes blessés, en Syrie, sont soignés dans les hôpitaux israéliens, pour s’apprêter à repartir pour la Syrie. Le soutien de l’Arabie au terrorisme est si évident que le ministère syrien des Affaires étrangères a mis en garde, dans des lettres séparées au secrétaire général de l’ONU et au président, par rotation, du Conseil de sécurité, contre la poursuite de ses soutiens. Il est vrai que les terroristes, originaires de plus de 80 pays du monde, ont été envoyés, en Syrie, sur l’ordre de Bandar Bin Sultan, et avec les pétrodollars des Al-e Saoud. Ceci dit, en tant que principal protecteur des terroristes, dans la région, il est difficile, pour l’Arabie saoudite, d’avancer l’idée de la lutte contre le terrorisme. Elle ne pourra jamais justifier son approche ambivalente envers la lutte contre le terrorisme. Au moment où les terroristes, mercenaires de Bandar Bin Sultan, massacrent les femmes et enfants syriens et commettent les plus horribles crimes, aussi bien, en Syrie, qu’en Irak, la ratification et l’application d’une prétendue loi anti-terrorisme, dans l’Arabie des Al-e-Saoud, ne pourra, en aucune façon, faire oublier les crimes de ces terroristes. Il s’agit, en effet, d’unun jeu dangereux, avec le feu vert israélo-américain, qui a fait confronter au terrorisme, aussi bien, les pays commanditaires des terroristes, que la péninsule de l’Arabie.