la nature et les modalités d ' allègement des sanctions, décrétées, contre l ' Iran, constitue l ' un des plus importants thèmes, abordés dans le cadre de l ' accord nucléaire, conclu, à Genève entre l ' Iran et les ۵ + ۱. L ' application de l ' accord de Genève a commencé à partir de ۲۰ janvier. Cependant, certaines informations font état des efforts, menés en coulisses, par les autorités américaines pour neutraliser le processus de l ' allègement partiel des sanctions économiques contre Téhéran. Au cours de ces dernières semaines, les autorités américaines ont effectué des visites dans plusieurs pays du monde, et ont organisé des réunions privées avec les directeurs des grandes compagnies internationales pour leur demander de ne pas dépasser l ' engagement qui leur est défini et les limites qui leur sont fixées dans leurs communications avec l ' Iran. En parallèle, les autorités ont diffusé des communiqués pour prévenir que seulement une petite partie des sanctions contre l ' Iran, avait été levée. C ' est dans le cadre d ' une telle logique que les hauts responsables américains se sont déplacés dans les capitales économiques du monde, y compris Londres, Paris et Dubaï pour rencontrer les responsables des grandes sociétés qui y sont installées et leur véhiculer ce message concernant les sanctions anti - iraniennes. La semaine dernière, le sous - secrétaire d ' Etat américain pour les affaires financières et les sanctions a rencontré, à l ' Ambassade américaine à Londres, les directeurs exécutifs de certaines sociétés françaises et britanniques, dont les représentants de Royal Dach Shell, PLC, Total et la section de l ' industrie aéronautique de la société Rolls - Royce pour leur signaler que dans la conjoncture actuelle, tout accord avec l ' Iran devait être limité à la durée de ٦ mois, prévue dans l ' accord de Genève. « le message que nous avons reçu, c ' est que nous ne sommes autorisé à donner aucun engagement à long terme à l ' Iran» a déclaré l ' un des participants à ces entretiens. Néanmoins, les responsables des sociétés Total, Shell et Rolls - Royce se sont refusés au moindre commentaire là - dessus. Dans le même temps, un groupe des directeurs exécutifs des sociétés françaises a été invité, pour participer à une réunion similaire, cette fois - ci, à l ' Ambassade des Etats - Unis, à Paris. Cette réunion a eu lieu à un moment où une délégation, composée de représentants des dizaines de sociétés françaises est attendue, ce lundi, à Téhéran. « Je comprends que les sociétés internationales sont désireuses de rencontrer en Iran, et les Iraniens cherchent à profiter de cet engouement en leur faveur» a déclaré, il y a quelques jours, David Cohen, sous - secrétaire au Trésor en charge de la lutte anti - terroriste, dans une interview, à Doubaï. « Il y a, parfois, ce sentiment que cet accord préliminaire a abouti à l ' allègement essentiel des sanctions. Mais, tel n ' est pas le cas. Je tente de m ' assurer qu ' il n ' y ait aucune compréhension erronée de cela», a - t - il ajouté. Aujourd ' hui, il y a une fenêtre d ' opportunité pour les six prochains mois ", a déclaré Gilles Normand en référence à l ' accord temporaire conclu entre la communauté internationale et l ' Iran. " Ce qui est important, c ' est qu ' on puisse progressivement redémarrer les flux de pièces pour la production de véhicules et les flux financier. Actuellement on est en train de redémarrer mais sur des flux très faibles ", a - t - il dit, précisant que Renault livrait par la route depuis une dizaine de jours des composants pour les Logan qu ' il assemblait sur place avant l ' arrêt de l ' activité.