Aux derniers jours du janvier l’appareil diplomatique iranien connaît un lourd … « embouteillage» de rencontres et de visites. Koffi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU et Igor Ivanov, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale russe et ex - chef de la diplomatie sont arrivés à Téhéran les ۲٦ et ۲۷ janviers à Téhéran. Recep Teyyep Erdogan, Premier ministre turc est aussi entré dans la capitale iranienne le ۲۹ janvier. Par ailleurs, Ivanov, s’exprimant au ministère iranien des Affaires étrangères devant les diplomates iraniens de haut rang a critiqué la structure de l’ONU, mettant l’accent sur le rôle important que la RII pouvait jouer à la Conférence Genève II. La semaine dernière, le SG de l’ONU a invité l’Iran à participer à cette conférence, mais sous l’influence de la coalition de l’opposition syrienne dirigée par l’Arabie saoudite et le Qatar et après les propos des chefs des diplomaties américaine et britannique, il s’est ravisé. Ce qui porte atteinte, selon Ivanov, au prestige de l’ONU. On peut dire à coup sûr que la crise syrienne est actuellement la plus importante dans le monde. La France et la Turquie furent parmi les premiers à soutenir l’opposition syrienne et les terroristes. La rencontre Hollande et Erdogan, avant la visite de ce dernier en Iran, porte en elle des messages importants. Mais que cherche le triangle Erdogan, Ivanov, Annan à Téhéran. Deux hypothèses se posent. Primo, les Etats - Unis, le Qatar, la France et l’Arabie saoudite sont résolus à destituer Assad alors que l’Iran cherche à garder Assad. C’est la raison pour laquelle ceux qui n’aiment pas que l’Iran participe à ces négociations et fasse sa démonstration de force, ont une approche hautaine et égoïste.
Mais ce jeu peut avoir une autre face et il est possible que ces négociations tombent dans l’impasse et la clé en soit à Téhéran. De ce point de vue, ils cherchent à entamer une coopération avec Téhéran pour sortir de cette issue. Ainsi, dans cette perspective, ce triangle diplomatique cherche en effet une sorte de coopération avec l’Iran. Entretemps, il ne faut pas oublier certaines choses. Primo, la Russie cherche des amis. Moscou tente plutôt de garder sa base marine et sa présence en Méditerranée au lieu de compatir au sort du peuple syrien. Ainsi, faire bonne figure chez les opposants syriens est aussi important aux yeux de Moscou. En effet, les Russes ont une politique double et cela s’est manifesté notamment dans le manque de sérieux pour insister à inviter l’Iran à la conférence Genève II. Les hommes d’Etat russe ont aussi compris que le nouveau gouvernement iranien est assez différent des précédents en ceci notamment qu’il n’a pas limité ses relations uniquement à la Russie et cherche à avoir des rapports avec les pays occidentaux, et même avec les Etats - Unis. Et en cas d’intelligence politique, cela peut être un atout et un outil de marchandage pour Téhéran. Par ailleurs, Erdogan a rencontré en ۲۰۱۳ de nombreux problèmes et il veut assurer Téhéran qu’ils peuvent avoir de bonnes relations et garantir la sécurité d’après Assad. Depuis le début du conflit, l’Iran insiste sur le fait qu٤assade doit rester jusqu’à la fin de son mandat et aujourd’hui tout le monde a accepté cette idée iranienne car l٤iran a défendu ce que voulait le peuple syrien. Mais actuellement, le jeu a changé et une nouvelle initiative peut fournir une nouvelle occasion. Les relations internationales sont le théâtre d’interaction avec d’autres pays. On s’approche de la fin de la présidence de Bachar Al - Assad et en se concentrant sur le choix d’un meilleur gouvernement de transition dans le cadre des intérêts du peuple syrien. Il faut rappeler qu’aujourd’hui, les pays ne peuvent pas garantir à cent pour cent leurs intérêts, mais avec une action intelligente, assurer le maximum d’intérêts. Une telle prise de position nous aide à jouer à la fois un rôle positif dans le processus de paix en Syrie, mais aussi dans la coopération avec les pays de la région en tant que pays indépendant.