L ' institut Carnegie croit avoir la réponse à cette question… qu ' il ne pose toutefois pas directement mais qui ne tarde pas à venir à l ' esprit à la lecture de son article: " les Etats Unis cherchent à faire jouer la Russie dans le dossier syrien pour la faire succéder à l ' Iran afin de pouvoir former un gouvernement de transition sans Assad "! selon l ' institut, " Genève II n ' atteindra pas son principal objectif à savoir la création d ' un gouvernement de transition mais les pourparlers en coulisse témoignent d ' une convergence de vue russo américaine sur ce sujet. " une conférence de cette envergure peut ne pas être importante par ce qu ' elle laisse paraitre mais par ce qui se passe dans les coulisses. Genève II a servi surtout à laisser éclater au grand jour les divergences profondes qui divisent les parties belligérantes. à Montreux Assad a cherché surtout à légitimer la lutte qui est la sienne contre le terrorisme. en d ' autres termes les pro Assad ont tenté de le maintenir au pouvoir et d ' obtenir le soutien international à ce maintien. la coalition des opposants, elle, voit à travers Genève II une occasion pour déclencher le processus de transition et évincer du pouvoir le président Assad. les deux camps donc s ' opposent naturellement mais ce qui risque de faire de Genève II une défaite c ' est l ' absence totale des terrains d ' entente de part et d ' autre. l ' obstination d ' Assad à ne pas céder à ses opposants réduit à néant les chances de succès de Genève II. les rangs fort divisés des opposants rajoute à la complexité de la donne car ceux qui représentent les opposants ne les représentent pads tous. Ainsi même en cas d ' accord, les jihadistes sur le terrain ne l ' accepteront pas d ' autant plus que la pérennité de ces jihadistes repose dans la poursuite des combats. il y a donc l ' impossibilité à mettre en application la trêve ainsi que le danger qu ' une telle trêve pourrait peser aux jihadistes. Genève Ii pourrait déboucher tout au plus à une hausse des aides humanitaires destinées à certaines régions. ceci étant dit, Genève II a été une première occasion pour les deux parties de se mettre autour d ' une même table. cela était également une belle occasion pour les américains et les russes d ' afficher une certaines convergence sur le sorti d ' Assad quoique les deux Etats continuent à afficher en publique des divergences de vue sur le sujet.. A Montreux, les Américains ont reconnu la nécessité de la présence des russes dans ce dossier à titre d ' une puissance parallèle les deux états ont travaillé avec plus de synergie à une solution politique en Syrie et à l ' octroie d ' un rôle secondaire à Assad. il est fort possible que la Russie accepte au terme de cette conférence la formation d ' un gouvernement de transition. même si aucun accord ne s ' obtient pas dans ce sens au terme de Genève, l ' ébauche d ' une telle entente est déjà formé. une prochaine conférence pourrait jeter les bases d ' un gouvernement de transition " a bien lire entre les lignes, Carnegie cherche à éliminer totalement de l ' équation l ' Iran et son attachement au maintien d ' Assad au pouvoir… l ' accord éventuel de Moscou à la formation d ' un gouvernement de transition préfigure - t - il la fin des coopérations Russies Iran en Syrie?