Quelque 275 000$ ont été versés en bonis aux dirigeants et employés de BIXI Montréal quelques semaines avant que la société ne se place sous la protection de la Loi sur la faillite. Interrogé par le leader de l’opposition officielle Marc-André Gadoury, le maire de Montréal, Denis Coderre, a confirmé au conseil municipal ce matin avoir été informé de la situation hier par une source anonyme. Selon cette source, en plus d’avoir touché des primes, les dirigeants de la Société de vélo en libre-service (SVLS), qui gère BIXI Montréal, auraient aussi pris la peine de rembourser la firme Morrow, un de ses créanciers. La fille d'André Morrow a déjà été mariée avec Michel Philibert, président directeur-général de la SVLS. En point de presse plus tard, M. Coderre a confirmé que des sommes avaient été attribuées aux employés de la SVLS. Ces sommes étaient prévues à leur contrat, selon l’explication fournie par Michel Philibert. Le maire a qualifié la situation d’indécente et d’inacceptable, soulignant que la SVLS «aurait pu se garder une petite gêne.» «Comme créancier, j’aurais apprécié en être avisé. Au moment où les bonis ont été versés, la Ville était déjà en discussion avec la SVLS concernant son avenir», a fait savoir M. Coderre. La Ville n’a pas reçu les états financiers de la SVLS depuis 2012. Le chef de l’opposition officielle, Richard Bergeron, a lui aussi dénoncé la situation. «À un mois de la faillite, c’est scandaleux. Il va falloir que ce soit remboursé d’une façon ou d’une autre. La population ne peut pas accepté ça», a-t-il dit.