Le premier ministre turc Recep Tayyeb Erdogan a atterri mardi soir à l ' aéroport de Téhéran
accompagné de son épouse et de quatre de ses ministres régaliens pour une visite officielle de deux jours que des analystes qualifient dors et déjà de "tournant" dans l'histoire des relations bilatérales. depuis 2011, les deux Etats sont divisé sur la Syrie et ces divergences continuent à l'heure qu'il est d'envenimer le climat des liens bilatéraux. dès les premiers mois de la vaste offensive arabo-occidentale contre cet Etat souverain, Ankara s'est choisi de ranger dans les rangs de l'Otan et a tout fait pour que l'Etat syrien tombe. Aucun état n'a fait autant de tort à la Syrie que la Turquie, pourtant lié à Assad par des intérêts économiques et commerciaux majeurs. mais la donne est désormais changée et les turcs ,  descendus des "hauteurs"  sur terre , semblent être prêts à revoir certaines parties de leur diplomatie régionale défaillante. Partant de là, un journal sérieux comme Today Zaman n'hésite pas à évoquer " la possibilité de la signature d'un accord de coopérations stratégiques" entre l'Iran et la Turquie. Certes Rohani et l'aura qui est le sien joueront en faveur d'une réelle reprise, une perspective parfaitement faisable depuis que le président iranien a évoqué les grandes lignes de sa politique économique à Davos. Al Mayadin se penche cependant sur le volet diplomatique de la visite d'Erdogan à savoir cet " accord stratégique que les deux pays se préparent à conclure" : " certes les divergences de vue entre Erdogan et Rohani persistent au sujet de la Syrie mais les iraniens savent faire la part des choses et distinguer les dossiers. en effet la Turquie commence à réaliser le gros piège dans lequel elle est tombée , en suivant aveuglément les Etats Unis et l'Otan en Syrie. il se peut que du rapprochement turco iranien , sort une solution surprise , propre à satisfaire toutes les parties dans ce dossier fort compliqué qu'est celui de la Syrie . il se peu aussi que les deux Etats aient des points de vue différents sur la Syrie et la solution qui pourrait être viable. en ce sens, le duo Turquie/Iran saurait peut-être même remplacer le couple Russie/USA en termes d'efficacité, de solutions viables, vue que la solution américano russe semble s'achopper sur la mauvaise foi des Américains et de leurs affidés impliqués dans les discussions de Montreux ! une chose est sûre: Ankara a dors et déjà assuré Téhéran ne plus vouloir jouer le dindon de la face : les réunions des Amis de la Syrie, c'en est fini par Ankara d'en être le hôte !