Patronat et syndicats des magasins de bricolage sont parvenus à un accord jeudi sur le travail du dimanche. Il garantit le volontariat des salariés et un salaire deux fois plus élevé qu'un autre jour, en attendant le changement de législation en cours sur le sujet. L'accord prévoit également l'ouverture le dimanche de 178 magasins au maximum et que les salariés ne travaillent pas douze dimanches par an, a précisé la CFTC, signataire du texte auprès de l'agence Reuters. L'organisation ainsi que la CFDT qui a également approuvé l'accord ont toutefois précisé qu'elles s'opposaient à la "généralisation du travail du dimanche". Dérogation temporaire Rappelons que cet accord a été conclu dans le cadre d'une négociation sur les contreparties des salariés, alors que le gouvernement a autorisé jusqu'à la mi-2015 l'ouverture dominicale de certains magasins de bricolage, en attendant une modification de la législation. La CGT, qui n'a pas approuvé l'accord signé jeudi a fait savoir la semaine dernière qu'elle avait déposé un recours devant le Conseil d'Etat afin de contester le décret autorisant ces ouvertures le dimanche. "Contre le travail du dimanche", Force Ouvrière s'est également refusé à avaliser l'accord d'hier. "Les engagements en termes d'emploi et de formation n'engagent que ceux qui veulent bien y croire", estime-t-elle dans un communiqué. Une loi avant la fin de l'année Le ministre du Travail, Michel Sapin pense au contraire que "le contenu de l'accord (est) conforme aux engagements souscrits par la profession". "Il permet de garantir l'effectivité du volontariat et des contreparties substantielles pour les salariés travaillant le dimanche", écrit-il dans un communiqué. Une loi sur le travail dominical est attendue pour la fin de l'année. Le gouvernement va s'appuyer sur les conclusions du rapport Bailly rendu en décembre dernier et qui recommandait notamment de définir avec rigueur la liste des secteurs bénéficiant d'une dérogation de plein droit au repos dominical.