Avec le début de la présidence, par rotation, d’Israël, de la Conférence du désarmement, l’Organisation de Coopération islamique,(OCI), a boycotté la conférence.
A noter que le président de la Conférence du désarmement n’est déterminé, ni par désignation, ni par élection, mais par rotation, selon l’ordre alphabétique. Pourtant, les ambassadeurs des pays membres de l’OCI, à Genève, ont envoyé une note au secrétariat de cette conférence, pour annoncer qu’ils ne participeront pas à la conférence, tant qu’elle sera présidée par le régime sioniste. La note qui a été envoyée par l’ambassadeur djiboutien, Président de l’OCI, à Genève, affirme que les ministres, membres de l’OCI, ne participeront pas aux réunions de la Conférence du désarmement, pendant la présidence de cette conférence par le régime sioniste. Il est vrai qu’avec ses plus de ۲۰۰ ogives nucléaires, alors qu’il n’a signé, ni le TNP, ni le CWC, ni le BWC, le régime sioniste constitue un obstacle devant la création d’une région dépourvue d’ADM. Après la construction, dès les années ۵۰, avec la coopération française, de la centrale de Dimona, au Néguev, le régime sioniste a été, dès lors, épaulée, par les Etats - Unis, dans l’assurance du combustible de sa centrale et d’autres affaires concernant ses sites nucléaires. La première révélation date de ۱۹۸٦, lorsqu’un technicien israélien, Mordechai Vanunu, s’est enfui de Dimona. Se réfugiant, en Grande - Bretagne, il a dévoilé la détention, par Israël, de ۲۰۰ bombes atomiques, ce que les responsables israéliens ont, implicitement, reconnu, sans permettre, pour autant, une quelconque inspection ou supervision de la centrale de Dimona, tout au long de ces ۵۰ années d’activités, par les inspecteurs de l’AIEA. Comment se fait - il alors qu’un régime aussi irresponsable qu’agresseur préside une instance, en l’occurrence, une conférence qui porte sur le désarmement, une conception totalement ignorée par ce régime! Quoi qu’il en soit, la Conférence du désarmement s’est, déjà, vue confrontée à une impasse prolongée. La Conférence du désarmement, composée de ٦۵ pays,(dont la Suisse), est bloquée, depuis le siècle dernier, faute d ' accord entre pays industrialisés et pays en développement, sur un programme de travail.